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Le lavomatic
C’est un peu la corvée aujourd’hui mais on y pensera sans doute avec nostalgie plus tard, quand on se sera installé dans un bel appartement qui représentera 20 ans de crédit.
Je feins à chaque fois de ne pas être gêné quand je vois mes sous-vêtements tournoyés dans le sèche-linge du Lavomatic, mais qui ne l’est pas ? De la même façon, je peine à résister à la curiosité de regarder les affaires d’une blonde dont j’aurais douté qu’elle habite mon quartier. On est assis sur une chaise en plastique au milieu d’inconnus dans une pièce toute blanche, et en face de vous, votre garde-robe est exposée à tous.
Mais ce n’est pas le pire, je découvre qu’une grande brune au physique très attirant dort en fait dans des draps Astérix et qu’elle est une maniaque du pliage de vêtement.
Alors quoi ? Si on veut vraiment connaître quelqu’un, il faut l’accompagner faire sa lessive. Mais c’est vrai qu’observer quelqu’un qui s’ennuie, c’est toujours instructif.
Vous-même, vous êtes plutôt comme ce jeune black accroché à son téléphone et qui commence tous ses appels par « Yo mec, ça va ? » (true story), vous en profitez pour lire un book de quatre cent pages pour un cours (votre serviteur), vous regardez des lolcats en profitant du Wifi* ou vous relisez la princesse de Clèves si chère à notre président ?
*: encore moi quand je prends mon PC
Le geek : solution à la crise.
La crise favoriserait-elle les geeks ? Ou plus exactement, favoriserait leur développement ?
A priori, non. Les gadgets coûtent chers. Qui peut s’acheter un Iphone quand il perd son emploi. Mais je crois que réellement, c’est l’inverse qui arrive. Je m’explique.
Par le même phénomène disant que si le prix des patates augmentent, étrangement, les gens en consommeront plus, les gens vont acheter plus de gadgets et devenir plus accrocs aux réseaux sociaux.
En effet, prenons les geeks, les vrais, boutonneux et accros aux jeux vidéo. Vous n’imaginez pas les économies qu’ils font en restant cloitrés chez eux, car oui la vie est chère. Pas de bières payées maintenant 5 euros la pinte le vendredi soir pour finalement rentrer en taxi à trois heures du matin, pas de diner en amoureux dans un petit restaurant italien pour finalement se ruiner en préservatifs et accessoires en tout genre pas forcément réutilisables. Ils restent en contact avec ses amis par mails, facebook, msn, mms, sms, twitter, blog, que des choses gratuites ou presque. Pas de billets de train ni d’avions pour leur rendre visite.
Prenons par exemple son extrême timidité. Un homme normal pour espérer voir une femme nue en invite une au restaurant puis à boire un verre, ce qui engendre des coûts. Dans tous les cas, il aura acheté les préservatifs, un autre coût. De plus, la possibilité d’échec est grande, et la plupart du temps, il faudra reproduire cette opération plusieurs fois avant de réussir, il faut donc multiplier les coûts par le nombre de tentatives.
Le geek, lui, se connecte sur un site pour adultes, c’est gratuit et le taux de réussite est de 100%.
De même pour le sport. Normalement, l’homme paye un abonnement dans une salle de sport ou à la piscine, achète des chaussures, une tenue qu’il faut renouveler. Que des coûts.
Le geek achète pro evolution soccer une fois et est tranquille pour quelques mois.
Vous voyez, la geekerie semble la vraie solution pour bien vivre la crise, pensez-y.
PS : cet article n’est pas sérieux, il n’est même pas spirituel, pardon et bien sûr, je n’en pense.
la quête du bar idéal
Je suis toujours à la recherche du bar idéal, celui qui me rappellera les premiers que j’ai fréquenté, un mélange entre les cafés aixois du cours mirabeau et les bars anglais du cours Saleya à Nice.
Mon bar idéal a un fond sonore léger, qui ne gêne pas la conversation mais qui couvre la conversation de la table voisine. Mon bar idéal a des banquettes en cuire moelleux et des vieux canapés à l’assise enfoncée.
Mon bar idéal possède des grands écrans pour retransmettre le sport ou les défilés de lingerie*, au cas où la conversation ne serait pas à mon goût. Mon bar idéal servirait des cocktails étranges que l’on aurait de faire découvrir.
Je ne l’ai pas encore trouvé mais vendredi soir, j’ai découvert « au fut et à mesure » à Lille.

Le concept est simple. En entrant pour la première fois, on achète une carte prépayée. A chaque table se trouve une tireuse avec une bière différente et un petit écran. On pose sa carte sur la table, l’écran vous affiche votre nom et votre compte. Vous vous servez seul à la tireuse.
Le concept est très sympa et novateur. Plus d’attente au bar en se disant qu’on est invisible. La bière est bonne (choix de huit bières) mais un peu chère pour un étudiant.
Le design dépouillé et moderne donne un côté élégant à l’endroit. On se sent étrangement dans un bar d’after work**.
Y retourner, bien sûr, mais ne pas oublier la quête de mon bar idéal.
[Sinon, comme Ted et Barney : we should buy a bar !]
* : vue une fois dans un bar à Aix, ça m’intéresse plus que le foot, mais faites attention
** : les cadres parisiens en costumes élégants vont parfois boire quelques bières en sortant du travail, plutôt que l’happy hour, c’est l’after work.
Dentiste de Séné
dentista, première mise en ligne par bettyibtissam.
Ce matin, j’ai trouvé un bon dentiste.
Non, mon blog n’a pas été pris d’assault pas des habitués du forum effrayant de doctissimo. Je veux juste tester quelque chose. Le web, global, international, mondial, whatever, est très fortement local. Quand je dis qu’il n’y a pas eu de fusillade à l’UQAM (ce qui est tout bien réfléchi une superbe information), de nouveaux visiteurs montréalais se retrouvent ici grâce à Google.
Je veux vérifier si il va se passer la même chose en Bretagne, dans le village de mes parents. En même temps, j’e doute, le taux de connexion parait ici beaucoup plus faible et la population, comment dire, beaucoup moins nombreuse.
Mais soit, je vous parle de mon dentiste, Dr Lemmonier Loïc. Je n’ai pas eu mal, il est très sympa et son assistance est avenante. Seul bémol, l’absence de musique, mais bon.
Voilà, si jamais, j’ai une ou deux visites venant de google avec pour mot clé “dentiste”, ça m’amusera bien.
Vous pouvez reprendre une activité normale.
PS: j’aurais pu tester un resto, mais que voulez-vous, on a les activités qu’on a. J’en suis moi même sidéré. Y’a t-il seulement un resto dans le village ?
Le blues du dentiste:
Découvrez Bénabar!
Comment passer ses dimanches à Montréal ?
Je sais grâce à Google Analitycs que quelques uns de mes lecteurs viennent de Montréal, je vais donc essayer de partager quelques adresses d’endroits que j’adore dans cette ville (et de m’acquérir quelques lecteurs supplémentaires grâce à notre ami google qui manque tant aux martiniquais en ce moment). Voilà donc ce que vous allez faire:
Un dimanche matin, vous irez à l’Avenue (je ne leur ai pas trouvé de sites internet, bizarre).
Vous passerez peut être un peu plus d’une demi-heure devant à attendre, mais bon, c’est un peu « the place to be ». Mais cet endroit, bien que très à la mode, sert d’excellents brunchs (et les jus exotiques à base de fruits très frais, hum !).
(la prochaine fois, je prends la photo avant de commencer à manger).
Si vous tentez de manger tout ce qu’il y a dans votre assiette, vous sortirez le ventre un peu plus rond qu’en rentrant, mais vous serez content d’avoir attendu 30 minutes dehors. Prévoir donc écharpe, gants et bonnets pour pouvoir supporter la file d’attente.
En sortant, comme vous avez bonnet, écharpe et gants, flânez un peu, regardez les jolis magasins de la rue Mont-Royal. Quand vous serez arrivés au niveau de la boutique des petits gâteaux, vous avez deux possibilités. Soit, vous vous asseyez et prenez un thé avec vos cupcakes, soit vous prenez à emporter dans un petite boite rose.
Le magasin, dans un pur style des années 1970, propose toutes sortes de cupcakes délicieux. Je crois vraiment que c’est l’équivalent montréalais de Ladurée.
Vous descendez Saint-Denis avec votre petite boite à la main, profitez de Urban Outfiters et vous vous amusez de leur librairie très amusante sur le sexe, de leurs appareils fisheye et de leurs lunettes de Soleil à 10 dollars. Vous explorez Gap, Mexx, puis de vieux vendeurs de vinyles et autres friperies magnifiques tenues par d’étranges personnages. Enfin, le froid vous fait rentrer dans un Starbucks, et vous dégustez enfin vos cupcakes avec un thé passion/moka blanc avec crème.
(oui, à ce moment-là, il ne restait plus de que deux, il y en avait bien six à l’origine dans la boite)
Votre journée sera finie, ce sera un bon dimanche.
Merci M. de m’avoir fait découvrir ces endroits. Merci Ak, c’était une bonne journée.
PS: le lundi matin, vous irez à la salle de sport.
Beaucoup de liens, c’est fait pour cliquer dessus.
L’avenue : 922 avenue du Mont Royal Est (brunch autour de 20 dollars)
Petits Gâteaux: 783 avenue du Mont Royal Est (1,25 le petit cupcake, 2,5 dollars le grand).
Aujourd’hui, j’ai eu froid
cold world, première mise en ligne par Oliver Lavery.
Aujourd’hui, j’ai eu froid. J’ai eu froid entre chez moi et Starbucks, entre Starbucks et l’université puis entre l’université et Starbucks. Ce sont les seuls endroits que je fréquente quand la température est en dessous de cinq degrés.
Et puis en allant à Starbucks ce matin, alors que le froid piquait mon visage, je les ai vus. Moi, j’aime ce froid, on est porte des gants de cuirs et de belles écharpes. On fait de la fumée quand on respire et on est content quand on rentre quelque part.
A Starbucks, il faut juste faire attention de ne pas être trop près de l’entrée, sinon, on maudit tous les clients qui rentrent alors que on est gentiment en train de boire un thé passion accompagné d’un muffin à la farine de maïs et de rire d’une polémique bien française sur la bague de notre grande justicière.
Je vous le dis, j’aime l’hiver, cet hiver qui nous donne le droit de nous coucher tôt avec une tisane à la verveine. Proposez une tisane à la verveine à vos colocataires pendant l’été, ils se moqueront, proposez le pendant l’hiver à votre chère colocataire en disant « t’as pas envie de regarder pretty woman ?» et elle pensera deux minutes que vous êtes l’homme idéal.
Oui, mais pour eux, ceux qui dorment dans la rue, qu’en est-il ? Je doute qu’ils aiment l’hiver. Ceux que nous appelleront pudiquement ici les itinérants alors qu’ils ne bougent pas souvent, ils ne rentrent jamais nulle part, mis à part leur duvet, quand ils ont la chance de pas se l’être fait volé.
Je lis ici qu’ils l’ont choisi, que l’aide existe. Oui, l’aide existe, et je crois que quand on parle de SDF, le terme de choix parait absurde, mais je veux tout sauf écrire un texte argumentant que l’homme peut facilement perdre tout libre arbitre. Je voulais juste vous confier un sentiment, ce crève-cœur quotidien. Je ne donne pas aux clochards, ou rarement, ça m’est arrivé quand je vois le même tous les jours l’année dernière, mais ce ne sera jamais automatique.
J’aimerai croire que c’est un choix, ce serait tellement plus simple.
EDIT: mot qui manque ajouté. M. (qui me rappelle que c’est elle qui m’avait proposé de regardé Pretty woman, “il ne faut pas inverser les rôles) me montre de gros bugs d’affichage aujourd’hui avec Internet Explorer. Si quelqu’un sait quoi faire, c’est génial, qu’il me contacte, je l’écouterai avec plaisir (et j’aurai même d’autres questions à lui poser). Sinon, vous pouvez télécharger firefox ici ou google chrome là. Voilà.





