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Le sens de la vie pour 9,99$
Si vous avez déjà vu la bande-annonce, vous avez dû vous dire que ce film n’était pas ordinaire. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, la voilà :
En effet, ce film n’est pas ordinaire, et si vous aimez les films différents, vous serez comblés. Bien sûr, on n’apprend pas le sens de la vie, mais le film est drôle, émouvant, poétique. On est ici face à une réelle fable philosophique, et en sortant, vous vous poserez des question sur votre propre vie, sur ce que vous faîtes, sur le sens de la vie. De plus, l’animation en stop-motion est très bien faite, très réaliste.
Bien sûr, vous n’échapperez pas quelques bons sentiments, mais laissez votre cynisme de côté pour une fois.
Sinon, allez voir Wolverine, c’est bien fait, dans son genre.
Wendy et Lucy
Le film promettait d’être un road trip. Une fille, un chien et une voiture vont en Alaska, « on y cherche de la main d’œuvre ». La voiture tombe en panne, le chien a disparu, l’histoire sera donc un road trip immobile. L’histoire est celle dont la vie n’est pas bien partie mais qui cherche à l’améliorer.
C’est un petit film, un petit grand film comme je l’ai lu quelque part. Le film est lent, mais si vous avez aimé Lonesome Jim et les choses de ce genre, c’est pour vous.
Une interview de Michelle Williams (actrice principale) et Kelly Reichardt (réalisatrice) au festival du film de NY.
Orelsan, rattrapé par le Web.
Voilà un buzz qui pourrait me mettre mal à l’aise. Orelsan, rappeur normand (ne rigolez pas), vient de rentrer brutalement dans l’actualité avec une chanson « sale pute » (je vous mets en lien la chronique de David Abiker sur France Info résumant le buzz au cas vous y auriez échappé).
Après petite recherche, je trouve que ce n’est pas la pire, la chanson « Saint Valentin » est encore plus mysogine. Voilà son clip, vous n’êtes pas obligé de le regarder jusqu’à la fin :
Voici un lien pour la chanson sale pute.
Ce qui me mets mal à l’aise, c’est que ça ne sert pas internet. Oui, parce qu’au moment où le gouvernement tient à nous montrer les dangers d’internet , un vidéo comme celle-ci leur donne du grain à moudre. Et puis, je suis contre toute censure, mais que dire face aux violences aux femmes, à l’ambiance délétère qui existe entre garçons et filles dans les banlieues que cette vidéo encourage. Non vraiment, je ne sais pas quoi penser.
Puis je réfléchis, je me dis que le buzz est parti de blogs de femmes en colères contre le rappeur, qu’internet, c’est aussi ça, des débats de société. Que oui, la vidéo fait du buzz, dans les blogs, dans les journaux ou sur twitter. Oui, il y a buzz, la vidéo sera vue de nombreuses fois et Orelsan gagnera en notoriété. Mais Internet aura joué son rôle de lieu d’expression libre. Orelsan peut publier des clips mysogines, mais les blogs réagiront, on lui jettera l’opprobre, c’est la règle du jeu.
Finalement, ce buzz ne me mets pas mal à l’aise, il montre bien qu’internet est un espace d’expression libre et que les blogs peuvent jouer un rôle citoyen, et qu’il n’est nulle besoin qu’un ministre intervienne.
Printemps du cinéma
Le printemps du cinéma, c’est comme les soldes, les gens se forcent à y aller, on regrette parfois ce qu’on a choisi, mais au moins, ça n’emcombre pas les armoires.
J’ai d’ailleurs revu Harvey Milk, c’est toujours excellent*.
*: pour quasiment toutes les raisons possibles et imaginables, acteur, réalisation, sujet, bref pas besoin de critiques, et ça tombe bien, je suis fatigué.
Qui a dit qu’on avait besoin de parler ?
Signs, Court métrage de Patrick Hughes à l’occasion du Schweppes Short Film Festival:*
Mais qui va voir ça ?
Y’a des films où on se demande où comment ils sont arrivés à être aussi mauvais.
Prenons les ingrédients : un type (très) musclé qui se bat. Pourquoi pas, j’ai vu quelques films où ça ne m’a pas déplu. Des poursuites en voitures. Là non plus, normalement, comme tout garçon, je ne dis pas non. Prenez Ronin, la poursuite en voiture est bien filmée, j’avais aimé. Puis une scène d’amour, très soft bien sûr, à l’arrière d’une voiture pour changer.
Mais là, rien ne passe. Est-ce Jason Statham, que j’ai aimé là et là ? Cela vient plutôt d’un scénario qui ne tient pas debout, de cascades se voulant impressionnantes mais qui ne convainquent personne, d’une actrice énervante, desservie par une mauvaise version française. Des blagues ça et là qui ne m’ont pas fait sourire.
Reste que la salle a ri, certains ont aimé et beaucoup ont dit en sortant : « c’est un bon divertissement ». Non, ce n’est pas bon, c’est creux, on ne rit pas, ou alors idiotement. On se refuse toute intelligence. Même excuse quand j’interroge un proche sur la raison pour laquelle il regarde telle émission de télé qu’il sait pourtant idiote, « il faut bien se détendre de temps en temps ». On se moque de la personne qui regarde, on ne la croit pas assez intelligente pour comprendre le second degré, un vrai humour, on cherche le gag débile. On se refuse à le faire réfléchir, faut que ça l’impressionne au premier degré, pas d’arrière goût, surtout pas de message. On regarde passivement, tout est limpide, on ne m’a pas demandé de comprendre une histoire.
Quelques belles images néanmoins, dans un coucher de soleil, on voit les deux principaux personnages romantiques. Dans la dernière scène, Berléand s’en moque, Berléand se moquerait t-il du film ? Finalement, il se pourrait qu’il y ait un second degré très recherché que je n’ai vu que trop tard. Berléand se moque-t-il alors du spectateur en montrant l’absurdité du film ? Dans tous les cas, on se moque de moi.
Je n’aime pas trop qu’on se moque de moi.
Oui, mais tristan, tu savais en y allant. Oui, je plaide coupable. Mais Bénabar avait tort, à la campagne y’a pas toujours quelque chose à faire.
Film vu : le transporteur 3.

