Archive for November, 2009
Pearltrees, découvrez ce que vous allez aimer.
Si vous êtes déjà venu sur ce blog plusieurs fois, je pense que vous souvenez à quel point j’étais enthousiaste à propos de friendfeed (la première fois que j’en ai parlé, c’était là, s’en est suivi une série d’articles sur le sujet). Depuis la mort de Friendfeed (sa presque mort), j’attendais vraiment le prochain “grand service”. Avec Pearltrees, je crois l’avoir trouvé.
Pour vous encourager à lire ce qui suit et qui parait long, je dois dire que pearltrees est déjà utilisé par les journalistes, sur Rue89 par exemple, comme sur cet article, grâce à cette pearltree . En effet, Pearltrees permet de très facilement cartographier les pages parlant d’un même sujet et ainsi d’organiser de façon intelligente le savoir sur le net. Et c’est bien plus, comme on le verra plus tard.
Quand je me suis inscrit su pearltrees (le 18 avril, j’aurais attendu pour vous en parler), je n’avais pas bien compris l’intérêt, il y avait des bugs, j’essaye une ou deux après-midi, mais je n’accroche pas. Le temps passe, j’oublie le service. Il y a quelques semaines, le service réapparait dans mon lecteur de flux RSS, certains blogueurs en parlent, dont PRLand, le blog d’Eric Maillard, directeur de l’agence dans laquelle je suis actuellement en stage (ce qui aura son importance, suivez).
Je me reloggue sur le service, les bugs ont disparu, mais je ne prends pas vraiment le temps de lire ce qu’en disent les autres. Je trouve le service bien fait sans bien comprendre sa puissance. C’est en assistant à une présentation de Pearltrees par François Rocaboy, co-fondateur du service, et en l’interviewant pour le blog de l’agence Ogilvy PR que j’ai vraiment compris l’intérêt du service, c’est ce dont je veux vous parler aujourd’hui (d’où l’article d’Eric Maillard sur son blog car c’est lui qui a organisé la venue du co-fondateur à l’agence, faut suivre).
Pearltrees est un système de bookmarking qui ne présente pas les liens sous forme de liste comme Delicious mais sous forme d’arbre, de carte (Delicious est un service de bookmarking, donc de marque page qui permet de garder ses favoris en ligne, de les partager et des les trier grâce à un service de tag*, service assez peu utilisé en France hors du cercle d’internautes chevronnés). Il y a deux types d’éléments sur un arbre, les perles et les pearltrees (depuis quelques temps, on a une version française, j’utilise donc les termes français). Les pearltrees sont des dossiers dans lesquels on peut mettre d’autres pearltrees (d’autres dossiers donc) ou des perles qui sont des liens vers des pages web. Cela ressemble à ça sur le site. Sur cet exemple, certaines pearltrees ( dossiers donc, suivez un peu) sont ouvertes.
Pour mettre un élément sur la carte, vous pouvez copier manuellement l’adresse dans une perle, utiliser un add-on firefox ou un bookmarklet qui permet de marquer les pages qui se retrouvent ensuite dans une zone d’attente sur le site Pearltrees, le panier, pour que que vous les rangiez (voir dans outils sur le site).
Je ne sais pas si vous utilisez Delicious, mais si vous n’avez pas été très soigné (avec ou sans s, je ne sais plus si je vous tutoie) dans les tag, retrouver ses anciens liens devient affreux. Avec Pearltrees, vous pouvez réorganiser votre carte à n’importe quel moment en déplaçant les perles et les pearltrees. La simplicité et le confort d’utilisation sont impressionnants.
Mais l’intérêt principal de Pearltrees n’est pas là. Pearltrees vous permet de découvrir des choses que vous aimez. Quand vous créez votre compte sur pearltrees, la première chose à faire est de cartographier ses intérêts. Cela veut dire créer des pearltrees et ranger les sites que vous aimez par catégorie, ranger les pages sur les sujets qui vous intéresse dans un arbre. Et c’est là que ça devient intéressant: sur chaque perle ou pearltree, vous allez voir si quelqu’un a déjà ajouté cette perle sur sa carte. Sur l’exemple suivant, j’ai cliqué sur la perle pointant vers une page sur le métier de digital planner et je vois qu’elle a déjà été prise dans plusieurs pearltrees: “marketing digital” par dubuc, “planning” par chaufforeille, “e-reputation” par dubuc (oui, on peut mettre une perle dans plusieurs pearltrees) et “digital planning” par cyroul. (la page vers laquelle ça pointe est celle-là si vous êtes curieux)
(désolé pour la flèche un peu enfantine, je n’ai pas de souris)
Il y a une très forte probabilité que ces pearltrees m’intéressent car nous avons une page en commun. Je peux donc me balader de carte en carte comme cela pour découvrir et apprendre. Pearltrees n’est donc pas à propos des personnes mais à propos des sujets. Et je pense que vous commencez à comprendre la puissance. Si vous êtes passionnés d’architecture, votre pearltree sur l’architecture aura forcément des pages en commun avec d’autres pearltrees sur le sujet, les connexions vous l’indiqueront et vous pourrez découvrir d’autres éléments sur le sujet qui vous intéresse.
Mais ce n’est pas la seule façon de découvrir d’autres cartes qui vous intéresseront. Vous pouvez afficher les pealtrees qui sont proches d’une des vôtres (grâce à un algorithme dont ils ont le secret). Voilà ce que ça donne avec ma pearltree “influence digital, buzz, marketing”. Bien sûr, mes pearltrees contenues dans ”influence digital, buzz, marketing” se retrouvent pas loin.
Je ne sais pas si vous commencez à comprendre la puissance du service. Imaginez par exemple les implications dans le système scolaire, où un prof pourrait réaliser une carte regroupant tout ce qu’il faut savoir sur un sujet. Comme je disais en introduction, les journalistes de Rue89 l’utilisent en complément de leur articles, un peu à la façon d’un “en savoir plus”.
Je sais que vous allez vous posez la question de la vie privée. Comme je le disais plus tôt, pearltrees n’est pas à propos de personnes mais de sujets. Vous n’êtes donc pas obligé de d’utiliser votre vrai nom, il n’y a de toute façon pas de profil sur pearltrees (juste la possibilité sans obligation d’ajouter une courte bio sur la pearltree principale), votre compte étant votre pearltree principal (ici la mienne pearltrees.com/tristan). Mais c’est vrai que Pearltrees permet de connaître quelqu’un par ses intérêts. On peut donc imaginer qu’en cartographiant mes savoirs, mes passions, ma carte soit mon meilleur CV en disant ce qui m’intéresse. Pearltrees serait-il l’outil ultime du personnal branding (j’en avais parlé là) ?
En tout cas, j’ai découvert d’excellentes cartes comme celle-ci sur Truffaut en me baladant , si vous êtes cinéphiles, aimez la musique, la mode, il y a vraiment de belles choses à découvrir, comme sur la carte d‘Ivy Chang, une collègue de l’agence.
Je vous invite à aller lire l’interview que j’ai faite de François Rocaboy, directeur marketing de Pearltrees, où il explique la volonté derrière Pearltrees. C’est très intéressant et pas uniquement parce que c’est moi qui posait les questions ;)
Je vous invite à vous inscrire, c’est gratuit (quelle question !) et c’est français (oui cocorico en somme).
Alors oui, il faut avoir des intérêts, aimer découvrir, aimer apprendre, mais vous verrez, c’est entre personnes intéressantes, ça prend un peu de temps au début mais j’espère que vous verrez que ça en vaut la peine.
Et si vous préférez, voilà une vidéo qui explique un peu tout ça en français.
*: si vous ne savez pas ce qu’est un tag, levez la main, je répondrai volontiers.
PS: totalement hors sujet, j’ai des invitations google wave qu’il me reste, n’hésitez pas à demander.
PS 2: je sais, c’est très long, pendant la semaine, je blogue de façon plus courte là.
David Abiker : “Ce n’est pas parce que c’est des entreprises et qu’elles font du marketing qu’elles sont hors de la vie et hors de l’actualité.”
Dans la ligne jaune, cette semaine, David Abiker déclare :
« Absolument, et je vais dire quelque chose de très claire. Ce n’est pas parce que c’est des entreprises et qu’elles font du marketing qu’elles sont hors de la vie et hors de l’actualité. Il y a une tradition d’information qui consiste à dire qu’il ne faut pas citer le nom d’une entreprise, que dès que ça touche au marketing, c’est pas intéressant et qu’on est du côté des méchants capitalistes, etc… Pour moi, ça ne marche pas. Je veux dire, tout est légitime, que ce soit des sujets scientifiques, des sujet éducatifs, que ça relève du marketing et encore plus du marketing parce qu’il se passe sur internet des choses en matière de marketing et de communication qui sont tout à fait astucieuses, tout à fait intéressante. Cela ne veut pas dire qu’on ne les décrypte pas, cela ne veut pas dire non plus qu’il faut mettre un voile pudique sur ces choses-là sous prétexte que ce sont des gens qui veulent faire du pognon. »
Cela se situe à peu près à 37 min de l’émission (l’émission est plus bas dans mon article).
David Abiker est un journaliste que j’estime beaucoup, je ne voudrais donc pas surtout pas trahir ces propos, donc je ressitue le contexte. David Abiker est invité à la ligne jaune, émission hébergé par Arrêt sur Image et animé par Guy Birenbaum. Le sujet est le buzz, en repartant du buzz de Mailorama, et la question de savoir si il faut parler de ces initiatives d’entreprise , parce que cela amplifie le buzz et participe finalement à leur stratégie.
David Abiker répond donc ce petit paragraphe et continue en disant que cela n’empêche pas d’analyser, décortiquer et qu’en parler n’est pas “signer un chèque en blanc”.
Pourquoi je vous en parle ?
Parce que je travaille actuellement dans une agence de relations publiques et qu’en relations publiques, il y a une partie de relation presse. Et quand j’expliquais en quoi consiste mon travail à une amie* apprentie journaliste, en disant brièvement que les relations publiques et relations presse consiste à travailler sur le message qu’une entreprise fait passer aux médias et de servir d’intermédiaire entre les journalistes et les entreprises, elle m’avait répondu que les journalistes ne devaient pas surtout pas relayer ces messages, que ce n’était pas du journalisme.
Je crois que cela part justement de cette tradition journalistique, ou en tout cas, cette fausse idée qu’on se fait du journalisme (et qui est plus répandu auprès du publique que des journalistes eux-mêmes), qu’il ne doit surtout pas se trahir auprès du grand capital. Alors qu’en fait, tout cela fait partie de l’actualité, les journalistes doivent en parler et doivent bien sûr l’analyser, le travail d’un attaché de presse ou d’un service de relations presse est de servir d’intermédiaire, de facilitateur entre une entreprise fermée (et donc ne laissant pas sortir d’informations) et les journalistes. Cela ne vole pas l’indépendance des journalistes.
David Abiker fait le très pertinent parallèle dans la suite de l’émission avec les politiques qui essayent de créer du buzz autour d’eux, les journalistes doivent-ils alors en parler en partant du même principe ?
Je ne pense pas trahir les propos de David Abiker (même s’il se limitait un peu aux expériences d’entreprises sur internet et que j’ai un peu généralisé) et je ne sais pas s’il aurait aimé voir ses propos repris par un mec d’une agence de relations publics, mais David, si vous passez par là, je veux bien votre avis.
Voilà l’émission de la ligne jaune si vous souhaitez la regarder :
*: à la décharge de mon amie apprentie journaliste, elle parlait, je crois m’en souvenir, du cas particulier des voyages de presse, en se posant la question de “si on invite les journalistes dans un bel hôtel (comme les voyages de presse en suivant Sarkozy), gardent-ils leur objectivité ? Ce à quoi je réponds que c’est leur métier. A ce sujet, voir l’excellente vidéo marrante de l’Express :
Des informercials jusque dans une série télé
La semaine dernière, mon petit frère* me parle d’une nouvelle série de Comedy Central. Cela s’appelle Secret Girlfriend et c’est sacrément régressif, totalement crétin, mais cela mérite que je vous en parle pour plusieurs raisons.
La série est basée sur une idée un peu innovante (enfin, j’imagine qu’il y a des précédents, je ne suis spécialiste en série), elle est tournée de façon à ce que le spectateur soit le personnage principal, la caméra filmant ce que le personnage principal voit.
L’histoire est simple, vous avez deux amis losers, une ex singlée et une future tout à fait charmante avec laquelle vous ne savez pas vraiment comment jouer. Le reste n’est qu’une suite de sketchs avec cette histoire en fond.
Mais la série s’appuie totalement sur une certaine culture geek moderne façon Seth Rogen dans un Jud Apatow (et c’est là que ça me plait). Les losers n’ont pas donc d’argent mais rêvent d’en gagner grâce à des vidéos débiles diffusées sur Atom, où ils ont d’ailleurs un vrai profil.
Et c’est là que ça devient bien. Toutes leurs vidéos, comme celle où l’un plante une fourchette dans le crâne de l’autre, se retrouvent en ligne sur leur profil atom. Dont celle que j’apprécie particulièrement, l’infomercial (ou webmercial).
Les infomercials, ce sont ses spots de télé nuls que la pub actuel cherche à parodier, comme le montre cette semaine Culture Pub.
| Secret Girlfriend | Weds 10:30pm / 9:30c |
| Webmercial Infostitial | |
Et leur magnifique infomercial sans produit se retrouve naturellement sur atom.
Quand les séries télé innovent, parodient la culture américaine, s’appuient sur des éléments culturels délirants, j’approuve. Et même si cela ne s’adresse qu’à un certain public, je recommande.
Je vous fais confiance pour trouver où la regarder illégalement.
*: aucun profil à linker…
Mes premières lectures sur kindle
On ne pouvait pas imaginer que je ne vous en parle pas.
Pour ceux qui ne pas connaissent pas le kindle, c’est ce qu’on appelle en français une liseuse électronique. Le kindle est, pour faire simple, une petite tablette qui permet de lire des livres. Mais le kindle, à la différence des autres liseuses électroniques, est connecté au réseau 3G et permet de télécharger les journaux.
L’écran du kindle fait à peu près la taille d’un livre de poche
Le kindle n’est livré que depuis quelques semaines en France, la bibliothèque en langue française est pour l’instant très faible (1095 livres en français et deux quotidiens, le monde et les echos). Le téléchargement des livres ou des quotidiens est très rapide. Plus besoin de se déplacer en kiosque, plus besoin de se déplacer avec sa bibliothèque, tout est là.
La taille du kindle, sa finesse, est vraiment appréciable.
Pour le moment, j’en suis vraiment fan. Si j’ai souvent envie de lire un livre quand j’en entends parler, je ne supporte pas de parcourir les librairies pour le trouver et la possibilité de l’avoir immédiatement est un vrai plus. Il suffit de faire une recherche sur la bibliothèque en ligne, directement accessible sur le kindle.
Quant à la lecture, elle est très étonnement agréable, l’écran n’a rien à voir avec un écran d’ordinateur, il s’agit “d’encre électronique” qui ne fatigue pas les yeux.
Zoom sur le dessin de Plantu dans le Monde
On peut également de façon très simple prendre des notes et annoter des passages. Le kindle est d’origine livré avec un dictionnaire anglais, ce qui facilite la lecture des textes anglais.
Comme je vous le disais, pour l’instant, la bibliothèque Amazon en français est assez faible. Mais grâce à un petit soft (trouvé ici chez Korben), on peut convertir un PDF en format kindle. Ainsi, sur des bibliothèques en ligne, on peut trouver des classiques libre de droit en PDF (comme sur ebooks gratuits diffusant des classiques libres de droit donc gratuit, et cela légalement) ou des livre en creative common comme celui de Pierre Belanger sur la radio IP (fort intéressant d’ailleurs). Je me lance cette après-midi dans la lecture de “la culture libre” par Lawrence Lessig, un autre livre en creative common trouvé sur l’excellent RWW français. Oui, la culture peut être gratuite.
Le kindle a l’ambition de devenir l’iPod du livre et ,je pense, a les moyens de réussir, même si certains problèmes de DRM, de formats (les fichiers sont bloqués, donc télécharger sur une autre plateforme par exemple est impossible) apparaissent vite. Mais cela ne saurait tarder avant que le marché évolue, que les règles changent.
Pour en savoir plus, j’ai crée une “carte” de ce que j’ai trouvé sur le kindle en ligne. Cette carte, je la compléterai sans doute avec le temps, en fonction de mes pérégrinations en ligne. Aussi, ce n’est pas parce que je l’ai mis sur la carte que je suis d’accord avec le contenu, mais cela permet le débat.
Voilà, n’hésitez pas cliquer sur le cercle en dessous (cela s’appelle une perle) pour accéder à cette carte. (Cela a été réalisé grâce au service pearltrees dont je vous reparlerai sans doute).
Sinon, rien à voir mais je me suis remis à bloguer à propos de l’actualité sur un autre support que ce blog. Cela se passe sur posterous (pour des raisons pratiques), donc voici le lien tristannicolas.posterous.com. J’essaye de retrouver l’esprit d’origine de ce blog, car il ne faut pas oublier que mon premier article était pour réagir à un fait d’actualité.
Si vous avez des questions sur le kindle, n’hésitez pas.
PS: et merci beaucoup à mes amis pour ce très joli cadeau.






