Tristan au quotidien

réflexions, petits textes, et découverte du web

Archive for August, 2009

La CAF, c’est bien. Quand ça marche, c’est mieux.

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[En introduction, je suis en train de la lire la méthode Google de Jeff Jarvis (traduction française de « what would google do ?»), j'y reviendrai parce que ce livre me parait vraiment important et je pense sincèrement qu'il devrait devenir un classique dans les cours de stratégie des écoles de commerce.]

Et lors de ma lecture (dans le TGV), je reçois un mail de la CAF, caisse d’allocations familiales, me donnant mon numéro d’allocataire. C’est maintenant, je pense le cinq ou sixième mail que je reçois de la CAF.

L’histoire a commencé il y a quelques moi, après que j’ai emménagé dans mon nouvel appartement à Lille. Quelques jours plus tard, je faisais ma demande d’aide au logement auprès de la CAF. Tout se passe bien, mon propriétaire remplit ma demande et je l’envoie.

Je sais que ça peut prendre un peu de temps, donc je ne m’inquiète pas de ne rien recevoir. Le temps passe, quelques mois (quand même !), je décide d’envoyer un mail indiquant mon numéro de dossier et demandant si mon dossier était complet, en gros, si tout allait bien. Il est toujours difficile de se plaindre quand vous demandez une aide. Après tout, j’habiterais dans un autre pays, je ne recevrai rien. Le temps passe et toujours rien. Je renvoie un deuxième mail, toujours très poli. A chaque fois, j’ai bien sûr reçu le mail automatique me disant que mon mail avait été bien reçu et qu’il serait bientôt pris en compte.

Oui, mais je ne suis resté que six mois dans mon appartement, donc quand est venu l’heure de mon déménagement, je n’ai toujours rien reçu. J’ai presque fini par me dire que je devrais faire sans.

Alors que je suis en train de rechercher un nouvel appartement, je reçois un mail de la CAF, me disant que mon message était pris en compte et qu’il s’en occupé. J’étais content. Puis, un deuxième mail me disant que ma situation allait été régularisée et qu’il leur fallait mon numéro de téléphone pour discuter de certains détails. Soit, je leur envoie mon numéro de portable. Mais je n’ai jamais reçu de coup de téléphone. J’ai par contre bien reçu l’accusé de réception automatique disant que mon mail (avec mon numéro de téléphone) était bien reçu. Puis aujourd’hui, sans raison, je reçois un mail avec mon numéro d’allocataire.

Je disant en introduction que je lisais la méthode Google de Jeff Jarvis, et au début du livre, il décrit l’exemple de Dell qui a été obligé de modifier son service client sous pression des clients (je reviendrai sur ça, je trouve vraiment ça intéressant). Dell a fait même fait mieux en créant une plate-forme où les clients peuvent venir donner leurs idées sur ce que devrait faire Dell pour améliorer ses produits et services, Starbucks l’a également fait, de très bonnes idées en sont ressortis et ont été adopté par l’entreprise.

Pour la CAF, le fait que ce soit un organisme d’aide rend les plaintes difficiles, je m’en rends compte (pour cette raison, je n’ai pas voulu les harceler au téléphone, par exemple, et de toute façon, je n’ai pas trouvé quel numéro appeler…).

Mais leur gestion me parait quand même un peu mauvaise, ou au moins hasardeuse. J’aurais aimé que cela soit la même personne qui s’occupe de mon dossier du début à la fin, que j’ai droit à une adresse mail personnelle avec des gens que je puisse contacter. Non pas que je veuille les harceler directement (ce qu’ils doivent craindre), mais que j’ai au moins l’impression que quelqu’un travaille pour résoudre mon problème, quelqu’un de réactif. Quelqu’un qui connait mon dossier pour m’envoyer des mails cohérents (pourquoi je reçois aujourd’hui mon numéro d’allocataire sans aucun autre renseignement ?).

L’année d’avant (avec mon logement précédent), mes colocataires et moi avions beaucoup de difficultés à installer internet. Nous avons dépensé des fortunes en hotline (pour des raisons idiotes, c’était réellement une question d’incompétence de leur part). Je crois qu’aujourd’hui ces dernières se sont beaucoup améliorés, grâce à des associations de consommateurs (sous pression aussi des pouvoirs publics). Mais la situation est différente pour la CAF, organisme public. Mais je suis sûr que le souci du service du public les anime, il n’y a que les méthodes à changer (et lire le livre de Jeff Jarvis leur ferait du bien).

J’emménage le 1er septembre dans un nouveau logement, je referai bien sûr une demande d’APL, j’espère que ça se passera mieux (dans ce logement, il y a déjà une box donc pas de souci de ce côté-là, ouf).

écrit par tristan

August 20th, 2009 at 7:36 pm

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Power to the people

un commentaire

Un documentaire très bien fait sur thème de “est-ce que les outils de collaboration massive en ligne peuvent changer notre façon de gouverner ?”.

Ce documentaire revient sur les communautés en ligne, comme les couch surfers. Les couch surfers sont une communauté de gens qui pour voyager à moindre prix vont dormir sur le canapé d’un autre couch surfer. Ils ne se connaissent pas, échangent d’abord par e-mail. Tout repose sur la confiance dans la communauté.

Il revient aussi sur les communautés de maman en ligne, qui s’échange des conseils qui ont du coup beaucoup plus de valeurs que si ces conseils venaient d’un magazine.

Il décrit aussi le premier club de football crée et géré par ses fans, myfootballclub qui gére l’équipe de Ebbsfleet United. Chaque supporter vote pour les décisions, et cela marche. C’est bien ce que veut montrer le documentaire. Il existe beaucoup de communautés en ligne, comme il a existé des communautés dans les années 60 et 70. Mais grâce aux technologies, ces communautés ont aujourd’hui les moyens de prendre des décisions.

Connaissez-vous également les prêts grâce à la communauté ? Vous devez emprunter de l’argent, vous demandez à une communauté de gens, ils étudient votre projet, votre besoin, vos ressources et décident de vous prêter de l’argent. Chacun un peu.

C’est aussi le principe de Slice the pie, qui fonctionne comme My Major Company. Pour résumer, les artistes sont produits par leurs fans, en enlevant les intermédiaires. Peut-on imaginer que ce modèle s’applique à d’autres industries ?

Peut-on imaginer que la communauté peut décider pour d’autres choses ? C’est la question que pose le documentaire. Nous avons aujourd’hui le moyen de collaborer très massivement sur un projet, comme les verts au Canada qui ont crée leur programme politique par wiki (sur le modèle de wikipédia, chacun apporte sa contribution). Je vous invite vraiment à regarder ce documentaire, que vous pourrez trouver ici avec les sous titres français*, parce que j’oublie bien des exemples, comme ce budget participatif où les gens décident quel projet, quelle organisation va être aidé, etc…

Power to the people, c’est aussi ça, et si vous n’avez pas spotify, c’est ça.

*: elle est pas belle la vie ? Mais un jour, faudra quand même apprendre l’anglais, ok ?

écrit par tristan

August 18th, 2009 at 7:17 pm

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et si l’assemblée était sous friendfeed ?

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Twitter est mort, vive Friendfeed, not another twitter client. Alors commençons  à rêver, Friendfeed est l’avenir des entreprises, il permet même de partager des fichiers, mais gare aux pirates. Et chacun va y aller de sa friendfeed fiction, je fais la mienne.

Je rêve d’une assemblée nationale sous friendfeed, utopie d’un geek qui a bu trop de redbull et qui ne peut plus dormir.* C’est vrai que les débats à l’assemblée m’ont toujours paru brumeux, ils sont aujourd’hui dans la fog, mettons les dans les clouds**.

Et voilà le modèle que je propose :

Chaque loi est un salon de discussion, les amendements sont des nouveaux posts, la discussion des amendements est dans les commentaires. Les citoyens n’auront que le droit de regarder, pas de troubler les débats. Ils peuvent se balader alors dans les différents salons, s’abonner aux discussions pour en suivre le déroulement, on pourra trouver facilement l’historique d’un débat autour d’une loi, il suffira de suivre la discussion dans un salon. Je ne vois pas encore comment se fera le vote, mais je pense qu’on pourra trouver. Les citoyens verront enfin ce que disent leurs députés, à quoi ils participent et ce à quoi ils ne participent pas. Je veux voir ce qu’a fait mon député, je vais sur son profil, je vois directement les amendements qu’il a proposé. Pour voir les discussions auquel il a pris part, je regarde les commentaires qu’il a laissé. Imaginez aussi en quoi les débats peuvent être enrichis, plutôt que citer un auteur dans le vague, faire une approximation sur une théorie économique, ils partagent le livre, ils peuvent en discuter.

Bien sûr, je ne connais rien à l’assemblée, je ne connais que friendfeed, mais j’y vois plein d’avantages : plus besoin de se déplacer à Paris donc moins d’absentéisme, la possibilité d’agrémenter les débats en partageant facilement des contenus multimédias (on parle d’un sujet de société, un député partage le travail d’un sociologue, etc), la possibilité de contribuer à n’importe quelle heure du jour et de la nuit (il faudrait juste limiter les débats en temps). Les débats seraient plus constructifs et plus ouverts.

Un jour peut-être y arrivera-t-on ? J’imagine ce jour-là, où je pourrais partager facilement sur mon friendfeed une discussion qui aura eu lieu dans l’assemblée virtualisée, que cela ne sera plus quelque chose d’obscure.

Je rêve sans doute, ne voyant pas les désavantages que cela peut avoir.

* : true story, sadly

** : ce jeu de mot n’est même pas de moi

écrit par tristan

August 9th, 2009 at 10:26 am

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Une importante leçon d’internet

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Une vidéo que j’aimerai beaucoup que vous regardiez tellement elle me parait intelligente et exprime des idées importantes. Je l’ai trouvé sur RRW (read write web pour ceux qui ne connaîtraient pas encore). Le blogueur émet l’idée d’un permis sur internet en comparaison avec le permis de conduire, d’un enseignement obligatoire, un peu comme ce texte d’apprentissage d’internet pour les enfants, je plussoie.

Cette vidéo a pour intérêt de montrer les changements sur les organisations mais montre en réalité les grands bouleversements amenés par internet, en reprenant son  histoire et en montrant en quoi cela change la société, la vie sociale, la vie économique, la vie des entreprises à un point qu’on n’imagine pas.

Quelques idées en vrac qui m’ont marqués: la co-création (l’homme crée la technologie, et la technologie change l’homme), le chapeau communautaire (quelle importance pour les médias aujourd’hui, offrir du contenu pour rassembler les gens), le peer-to-peer généralisé (la valeur naît du réseau), le niveau 3 de la connaissance (tout le monde sait que les autres savent)….

S’il vous plaît, regardez et comprenez mon enthousiaste. Un commentaire intelligent est à trouver .

écrit par tristan

August 2nd, 2009 at 7:42 pm

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