Tristan au quotidien

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Xavier Ternisien, les forçats du web et twitter

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Vous vous souvenez de l’article du Monde, les forçats du web par Xavier Ternisien. Cet article avait déclenché une vaste polémique, où les journalistes du web, et les patrons des différents sites d’info (pure players ou non) s’étaient défendus, avaient essayé de démontrer le contraire.

Vous allez dire que je vais encore vous rabacher les oreilles avec le thème du “internet change la presse, le rapport à l’information, la façon dont on consomme la culture, bref, vraiment beaucoup de choses”, mais Arrêts sur images revient cette semaine* sur cette polémique.

L’émission, que vous ne pourrez voir que si vous êtes abonnés, revient plus à mon avis sur l’incompréhension des journalistes papiers face à ceux du web. L’émission aborde d’ailleurs justement les craintes des journalistes traditionnels face à la montée du web, à la place de l’investigation sur le terrain dans un journalisme du web, des questions, qui à mon avis ont leur raison d’être.

Si je reviens aujourd’hui sur cette polémique, c’est parce que Xavier Ternisien a publié aujourd’hui un article sur twitter, source d’info pour les médias, idée qui avait été développée lors de l’émission d’arrêt sur image par Vincent Glad (redacteur sur slate.fr dont voici justement le twitter, il est également rédacteur au génial bienbienbien). Je ne veux pas dire que le journaliste du Monde, depuis peu sur twitter, avait volé l’idée, non pas du tout.

Non, je trouvais au contraire une certaine ironie dans cette histoire. En effet, si les journalistes sont des forçats du web, c’est parce qu’ils sont victimes de ce que j’avais appelé maladroitement dans cet article la dictature du temps réel. C’est parce que les infos arrivent en continu, parce que, via les sites “réseaux sociaux”**, on lit de l’information en permance. Et le site qui nous permet le plus de rester en contact avec l’info, c’est bien twitter. Donc Xavier Ternisien avait écrit un article sur les forçats du web, dont un des aspects était cette nécessité d’être toujours au courant (il y avait bien sûr  l’aspect précarité, mauvaise ambiance, harcélement ou autres, je ne veux pas réduire ça à twitter), et aujourd’hui, il nous parle de twitter comme source d’info, avec un léger enthousiasme (à moins que ce soit moi qui soit tellement enthousiaste et que, par conséquence, je vois de l’enthousiasme partout).

Je voulais noter le côté marrant de l’affaire mais je tiens à dire que je ne vois pas de contradictions entre les deux articles. En effet, si je suis enthousiaste sur internet comme source d’info grâce à twitter, facebook (depuis peu) ou friendfeed (le mal aimé), je suis conscient des dangers, comme j’avais voulu l’exprimer là.

Le journaliste du Monde revient à la fin de son article sur les possibles dangers de twitter et de ceux de rester connectés sur le web en permanence, malheusement, il n’avait pas fait de lien avec son article sur les forçats du web, bizarre.

*: il me semble que l’émission parait en fait le vendredi, donc c’est celle de la semaine dernière

**: je trouve cette expression de plus en plus obsolète

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écrit par tristan

June 10th, 2009 at 10:54 pm

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