Tristan au quotidien

réflexions, petits textes, et découverte du web

Archive for April, 2009

Le blues du junky de l’information

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Je demande l’asile politique, je suis victime de la dictature du temps réel. Je ne suis pas le seul, nous sommes des milliers, attachés à ce qui n’existe qu’une seconde, des bribes d’actualités.

Je m’informe, je suis informé, l’information me suit, il n’est rien arrivé d’important dans les deux dernières années dont je n’étais pas au courant dans les 7 heures qui suivent. Parfois un peu plus, quand je fais une grasse matinée.

J’aurais pu m’intéresser à ce qui semble éternel, comme l’art, la littérature, la philosophie, non, je m’intéresse à ce qui n’existe qu’un instant, ce qui remplit le vide sans aucun sens et en rend pas plus intelligent, pas plus heureux. Des fun facts, des buzz, des infos à peine révélées, déjà oubliées. Si demain, on me parle d’un site que j’ai découvert aujourd’hui, un site qui m’aura fait sourire, la seule chose qui me viendra à l’esprit, c’est « c’est vieux ton truc ».

Alors oui, certaines informations sont importantes, la dictature a un bon fond. Alors que je montrais aujourd’hui à une amie cette photo, elle me dit qu’elle ne comprend pas. Elle n’avait en fait jamais entendu de la grippe porcine, il ne faut pas dans la dictature inverse.

Aujourd’hui, les infos défilent sur l’écran, je ne lis pas les articles longs, pas le temps, je veux des faits, pas des analyses. Les informations viennent de toute part, j’ai une centaine de sources, je sélectionne, je ne m’arrête que pour aller au toilette. Je mange devant l’ordi, je dors presque avec.

Là, m’est arrivée l’illumination. Le real-time web. Le monde extérieur à la vitesse à laquelle il avance. Tu tournes la tête, tu regardes passer les filles dans la rue, tu as raté une information. Peut être était-elle vitale, tu le sais pas, tu l’as raté, tu ne peux plus te permettre que cela ne recommence. Ta consommation de café augmente, tu te fais livrer des redbull à domicile. Tu imagines la solution, il faut que friendfeed invente une broche que l’on brancherait sur le cerveau et qui serait relié au réseau 3G, comme ça tu continuerais à suivre tes salons favoris* en pouvant sortir de chez toi.

* : les salons friendfeed permettent de concentrer l’information dans certains domaines, comme celui-ci, que je ne quitte jamais.

Cet article, quand même un peu fictif,  m’a été inspiré en partie de ce dessin de geek and poke. Le realtime web se passe sur friendfeed ici.

écrit par tristan

April 29th, 2009 at 9:38 pm

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Pub en trois épisodes

2 commentaires

D’abord, il y eu une pub Heineken.

Ensuite, Bavaria l’a parodié.

Et Heineken a fait un troisième épisode.

écrit par tristan

April 27th, 2009 at 1:25 pm

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Dans un pure style geek

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Pour amateurs de second degré et d’humour geek seulement :

par eux et lui.

écrit par tristan

April 26th, 2009 at 12:53 am

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“Il est plus facile de garder intacte sa réputation que de la blanchir quand elle est ternie.”**

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Un sujet à la mode actuellement est la réputation en ligne. Souvenez-vous cet article du tigre sur la vie d’un internaute qu’il avait pu reconstituer grâce aux traces qu’il avait laissé sur internet. Le monde, le grand quotidien nous met aussi en garde contre internet fréquemment avec ce genre d’articles comme celui-là. Même le GQ du mois de mai en parle.

Cette réputation en ligne peut être mauvaise ou bonne. En effet, on parle également de personal branding, c’est le fait de se considérer comme une marque dont il faut soigner l’image.

Aujourd’hui, tout le monde* est présent en ligne, on n’y dépose plein de choses, plein d’infos, le plus intelligent est d’être à la fois prudent (demander à vos amis un peu idiots d’enlever les photos de beuverie) et de toute façon, de modifier les paramètres de confidentialité des sites que vous utilisez.

Oui, mais un blog ? Là aussi, c’est dangereux, ma bonne Lucette.

Il apparait évident qu’une entreprise ne peut pas voir son nom associer avec n’importe quoi. Imaginez la situation suivante. Vous devez rencontrer prochainement une personne de Microsoft que vous ne connaissez pas. Vous tapez son nom sur google et tombez sur son blog perso sur lequel vous lisez un article dans lequel il disait avec humour qu’il détestait les cyclistes, parce qu’il faut vraiment être mal dans sa peau pour avoir envie de s’épiler les cuisses. Vous-même cycliste aux cuisses lisses, vous ne comprenez pas l’humour du texte et êtes très vexé, votre rencontre ne se passera pas forcément bien, vous en aurez le poil tout hérissé à l’avance.

Le préjudice pour Microsoft est indéniable.

Puis, si le blog sert à tous ceux qui veulent faire carrière dans la communication, le journalisme, le web ou l’épluchage de pommes de terre en direct sur TF1, il est peu utile pour un comptable, un contrôleur de gestion, dont son employeur se fout de savoir s’il peut rassembler 10 lecteurs par jours avec des articles sur les chaussettes colorées du Prince Charles.  Donc, pour le contrôleur de gestion, le personnal branding peut paraître superflux, la présence sur linkedin étant suffisante.

Le mieux est donc de bloguer anonymement, de ne pas faire se correspondre votre nom et celui du blog. Difficile alors de faire de la pub pour son blog, mais passons.  La discrétion est, pour la plupart des gens beaucoup plus utile, même si elle est beaucoup moins marrante.

* : le monde virtuel s’arrête pour certains à 50 ans, après, vous demeurez oublié par l’histoire pixélisée.

**: Thomas Paine

écrit par tristan

April 18th, 2009 at 6:22 pm

classé dans la catégorie parlerais-je de moi ?

“L’actualité, c’est ce qui, ce matin, semble être quelque chose et, ce soir, ne sera plus rien.”*

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Je lisais récemment que sur twitter**, il n’est pas très important de savoir qui vous suit, mais ce qui l’est, c’est de savoir qui vous suivez. Je pense que cela résume bien les « média sociaux » actuels. J’entends par “média sociaux” les services tels que friendfeed, twitter, maintenant un peu facebook, feedly, delicious, google reader…

Quand je décris twitter à mes proches, il s’en moque gentiment et pense que ce service est une autre façon de prouver son narcissisme. Il ne leur vient pas à l’idée que ce n’est pas pour parler qu’on s’inscrit mais plutôt pour écouter.

Pas pour écouter ce qu’un inconnu aurait à dire sur la façon dont il croque les pommes, mais, par exemple parce que « les gens qui comptent » sont sur twitter. Dans “les gens qui comptent”, vous pouvez trouver des politiques, des blogueurs, des journalistes, des entrepreneurs, Robert Scoble, bref, des gens dont le savoir vous intéresse. Vous pouvez aussi trouver des gens qui s’intéressent aux mêmes actualités que vous, et si une info les a intéressé et qu’ils en ont partagé un lien, cela peut vous aussi vous intéresser. Partant du même principe, vous partagez des liens, des infos, etc…

L’internaute inscrit sur ces services n’est pas un narcissique qui pense que sa petite histoire intéressera les autres internautes, c’est un junkie de l’information, il ne veut rien rater, ne veut pas passer à côté de ce qui pourrait devenir un buzz, même si ce n’est que la présentation du chien d’Obama.

En effet, si vous suivez l’actualité seul, vous ne pouvez pas avoir un nombre infini de sources. Vous pouvez lire au maximum cinq ou six journaux, suivre un cinquantaine de blogs (ils produisent en moyenne beaucoup moins que les journaux et sont donc plus faciles à suivre), quelques magazines et autres sites spécialisés.

Par contre, si vous suivez sur friendfeed par exemple une vingtaine de personnes par qui toute information importante passera forcément, vous ne ratez rien de l’actualité qui vous intéresse.

*: Jean Mistler

**:(je crois que c’est sur un tweet d’Alex Scoble, mais je ne l’ai pas retrouvé)

écrit par tristan

April 13th, 2009 at 2:09 am

classé dans la catégorie réflexions

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Wendy et Lucy

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Le film promettait d’être un road trip. Une fille, un chien et une voiture vont en Alaska, « on y cherche de la main d’œuvre ». La voiture tombe en panne, le chien a disparu, l’histoire sera donc un road trip immobile. L’histoire est celle dont la vie n’est pas bien partie mais qui cherche à l’améliorer.

C’est un petit film, un petit grand film comme je l’ai lu quelque part. Le film est lent, mais si vous avez aimé Lonesome Jim et les choses de ce genre, c’est pour vous.

Une interview de Michelle Williams (actrice principale) et Kelly Reichardt (réalisatrice) au festival du film de NY.

Plus d’infos sur ce film

écrit par tristan

April 12th, 2009 at 4:57 pm

classé dans la catégorie chronique culturelle