Archive for February, 2009
Le geek : solution à la crise.
La crise favoriserait-elle les geeks ? Ou plus exactement, favoriserait leur développement ?
A priori, non. Les gadgets coûtent chers. Qui peut s’acheter un Iphone quand il perd son emploi. Mais je crois que réellement, c’est l’inverse qui arrive. Je m’explique.
Par le même phénomène disant que si le prix des patates augmentent, étrangement, les gens en consommeront plus, les gens vont acheter plus de gadgets et devenir plus accrocs aux réseaux sociaux.
En effet, prenons les geeks, les vrais, boutonneux et accros aux jeux vidéo. Vous n’imaginez pas les économies qu’ils font en restant cloitrés chez eux, car oui la vie est chère. Pas de bières payées maintenant 5 euros la pinte le vendredi soir pour finalement rentrer en taxi à trois heures du matin, pas de diner en amoureux dans un petit restaurant italien pour finalement se ruiner en préservatifs et accessoires en tout genre pas forcément réutilisables. Ils restent en contact avec ses amis par mails, facebook, msn, mms, sms, twitter, blog, que des choses gratuites ou presque. Pas de billets de train ni d’avions pour leur rendre visite.
Prenons par exemple son extrême timidité. Un homme normal pour espérer voir une femme nue en invite une au restaurant puis à boire un verre, ce qui engendre des coûts. Dans tous les cas, il aura acheté les préservatifs, un autre coût. De plus, la possibilité d’échec est grande, et la plupart du temps, il faudra reproduire cette opération plusieurs fois avant de réussir, il faut donc multiplier les coûts par le nombre de tentatives.
Le geek, lui, se connecte sur un site pour adultes, c’est gratuit et le taux de réussite est de 100%.
De même pour le sport. Normalement, l’homme paye un abonnement dans une salle de sport ou à la piscine, achète des chaussures, une tenue qu’il faut renouveler. Que des coûts.
Le geek achète pro evolution soccer une fois et est tranquille pour quelques mois.
Vous voyez, la geekerie semble la vraie solution pour bien vivre la crise, pensez-y.
PS : cet article n’est pas sérieux, il n’est même pas spirituel, pardon et bien sûr, je n’en pense.
De l’image de mon école
Il en va de l’image des écoles de commerce comme pour l’image des entreprises. Elles aimerait bien la contrôler.
C’est important pour l’école, pour les diplômés et pour les étudiants.
Pour l’école, de son image dépend sa capacité à recruter les meilleurs élèves. Pour les étudiants, de l’image de l’école dépend leur recrutement dans les entreprises. Pour les diplômés, la qualité de leur diplôme.
Une école de commerce est comme une étiquette, on l’a partage tous, et l’étiquette est unique, y’a intérêt qu’on la protège.
L’école est donc vigilante, et comme cette semaine, on me refuse une affiche (pour la communication dans l’école) parce qu’un des personnages y boit de l’alcool, je ne crie pas trop au scandale et je comprends vite les enjeux d’une telle censure (L’affiche censurée, l’affiche qu’on a finalement placardée) même si la censure est ici un peu excessive, l’affiche ne sortant des murs de l’école.
Mais le problème est beaucoup plus vaste, aujourd’hui, l’image d’une école est véhiculée par ses étudiants lors de leurs évènements associatifs, sur les réseaux sociaux comme facebook à travers les groupes, les blogs (je n’ai pas encore trouvé un blog crée par un élève de mon école, je les crois imperméables à cette forme d’expression), ou youtube et dailymotion.
Par exemple, une association de l’école produit une vidéo tous les mois résumant les évènements passés. Cette vidéo n’est, heureusement, pas disponible sur internet, mais sa bande-annonce l’est, question image, on fait mieux.
Bien sûr, des simples recherches google permettent de trouver photos et vidéos.
Alors que doit faire l’école ?
Ce qu’elle essaye, c’est de changer les évènements, de changer les mentalités. Ça ne marche pas, ne marchera qu’à très long terme, et je ne suis pas sûr que cela soit bénéfique, l’esprit d’une école, c’est ce qui fait sa cohésion, quelle que soit l’esprit de l’école (autre débat).
Ce qu’elle devrait faire ?
De la veille. Créer un portail privé pour qu’on puisse y poster photos, vidéos des évènements, un portail comme facebook, mais réservé à nos étudiants. Les applications d’un tel portail serait gigantesque, pour la communication dans l’école, organiser le co-voiturage, arrêter les 20 mails journaliers du bureau des élèves pour sa simple communication. Le portail serait fermé, et plus facilement contrôlable, le web étant trop vaste et réactif pour que l’école y contrôle quelque chose. Devinez-quoi, le portail existe déjà, mais n’est utilisé que pour nos cours…
La solution est donc simple, les moyens sont là, qu’attendent-ils ?
Dois-je envoyer l’article à un responsable de l’école ?
la quête du bar idéal
Je suis toujours à la recherche du bar idéal, celui qui me rappellera les premiers que j’ai fréquenté, un mélange entre les cafés aixois du cours mirabeau et les bars anglais du cours Saleya à Nice.
Mon bar idéal a un fond sonore léger, qui ne gêne pas la conversation mais qui couvre la conversation de la table voisine. Mon bar idéal a des banquettes en cuire moelleux et des vieux canapés à l’assise enfoncée.
Mon bar idéal possède des grands écrans pour retransmettre le sport ou les défilés de lingerie*, au cas où la conversation ne serait pas à mon goût. Mon bar idéal servirait des cocktails étranges que l’on aurait de faire découvrir.
Je ne l’ai pas encore trouvé mais vendredi soir, j’ai découvert « au fut et à mesure » à Lille.

Le concept est simple. En entrant pour la première fois, on achète une carte prépayée. A chaque table se trouve une tireuse avec une bière différente et un petit écran. On pose sa carte sur la table, l’écran vous affiche votre nom et votre compte. Vous vous servez seul à la tireuse.
Le concept est très sympa et novateur. Plus d’attente au bar en se disant qu’on est invisible. La bière est bonne (choix de huit bières) mais un peu chère pour un étudiant.
Le design dépouillé et moderne donne un côté élégant à l’endroit. On se sent étrangement dans un bar d’after work**.
Y retourner, bien sûr, mais ne pas oublier la quête de mon bar idéal.
[Sinon, comme Ted et Barney : we should buy a bar !]
* : vue une fois dans un bar à Aix, ça m’intéresse plus que le foot, mais faites attention
** : les cadres parisiens en costumes élégants vont parfois boire quelques bières en sortant du travail, plutôt que l’happy hour, c’est l’after work.
L’inexplicable
En échange à Budapest, elle a été retrouvée morte dans le Danube. Ophélie, étudiante à Reims Management School, était portée disparue depuis le 4 décembre. Pas de trace de crime, elle n’était pas non plus suicidaire.
Les caméras de surveillance l’ont suivi jusqu’au pont où ont été retrouvées ces affaires. Ce n’était pas son chemin, que faisait-elle là ?
L’étudiant en échange est seul, loin de ses amis, loin de sa famille*, et pourtant très entouré. Entourés d’autres étudiants internationaux, il vit dans l’exotisme de la grande ville étrangère, dans une étrange liberté déculpabilisée. Sa vie est très différente de celle qu’il mène dans son pays. Il n’est pas touriste, un peu étudiant, un peu itinérant sans attache. Ses proches le reconnaitrait-il s’ils le rencontraient ?
Le père arrive sur place, découvre là où vivait sa fille, essaye d’imaginer sa vie en fonction de ce qu’elle lui avait raconté, essaye de l’imaginer encore vivante dans cette ville qu’il ne connait pas. Difficile voyage, comme une enquête, et des plus douloureuses.
* : moins avec skype, mais l’échange perd de son charme.
Ce fait d’actualité m’a touché, je le trouve romanesque, malgré bien sûr sa tristesse.
source lemonde.fr
Qui a dit qu’on avait besoin de parler ?
Signs, Court métrage de Patrick Hughes à l’occasion du Schweppes Short Film Festival:*
Le geek, chic ? pas ici.
« Moi, je suis contre l’internet sur les téléphones, contre les mails ». La phrase est dite sur un ton péremptoire et avec fierté.
Alors, moi, pédagogiquement, j’ai essayé de comprendre l’argumentation, à l’aide de « qu’est-ce que tu veux dire par là ? », « oui, et alors ? ». En face, on me répond des faits « les gens regardent des émissions de télé dans le métro », « ils lisent leurs mails sur un petit écran ».
Que dois-je alors comprendre ?
Que je suis un early adopter avec mon blackberry et mes mails en push, ou, en tout cas dans ce milieu, je passe pour en être un.
Mais pourquoi cette peur ?
Je lui explique que les mails sur un blackberry sont comme des SMS, sauf qu’on peut lire sur un ordinateur aussi, que c’est quand même sympa de répondre rapidement aux mails.
« Oui, mais ce n’est pas pareil ».
L’internet mobile est pour moi ce qui mérite le plus d’effort de développement. Le navigateur de mon pearl 8120 est plus que nul et Opera Mini n’est pas pratique avec un écran aussi petit. Je suis un gigantesque fan de Google Maps, mais il ralentit beaucoup les performances du téléphone, je le désinstalle toujours au bout de 2 jours.
D’où vient la réticence ? D’où vient ces « un téléphone est fait pour téléphoner » de la part d’une jeune femme de 21 ans à bac +4 dans une école de commerce?
Bien sûr, elle est sur facebook, elle a même un compte google pour gmail (oui, ça parait la base, en fait, dans mon école, c’est déjà quelque chose). Mais elle reste réticente, rien qu’à avoir internet sur son téléphone. De la même façon, elle est contre les netbook et leur mobilité ?
A ce moment, je croyais qu’elle était tout simplement réticente à toute innovation jusqu’à qu’elle ne devienne complètement mainstream (elle a du être contre l’appareil photo sur les téléphones). Mais nous étions six, et le pire, c’est que les autres (sauf H.) se sont mis à défendre la même opinion.
Alors quoi ? Internet doit-il être circonscrit à la maison à cause des dangers qu’ils représenteraient, parce qu’ils nous détourneraient des vraies choses de la vie ?
Oui, l’idée est là. Pour eux internet est rempli de vidéos affreuses, de sites chronophages inutiles ou pire pornographiques. Internet est immoral. On me pose alors souvent la question : « mais qu’est-ce que tu fais pour passer autant de temps sur internet ? ».
Les écoles de commerce doivent faire un grand effort pour intégrer le web dans leurs cours et changer l’opinion qu’en ont leurs étudiants.
Parce qu’ici, définitivement, le geek n’est pas chic.
PS : Je passe pour un geeks, alors que non, je ne suis pas fan de star treck(sic) et quand j’ai un problème, je me contente de suivre des instructions trouvées sur des forums. Sans vraiment comprendre l’effet des lignes de commande que l’on tape dans le terminal d’Ubuntu. Je ne suis pas un scobleizer accro à son friendfeed, pas capable de sortir une seule ligne d’HTML, ne sait pas bien ce qu’est le javascript et aime bien son vista.
Je cherche juste à comprendre les services qu’on utilise, d’améliorer mon expérience avec notre ordinateur. Je ne sommes qu’un utilisateur averti. Si seulement mon souhait pour 2009 pouvait se réaliser.




