yes he can
Je suis sûr que vous êtes comme moi. La rentrée de janvier est la pire.
On se réveille à peine du nouvel an, fête que l’on pense folle qui sera donc décevante. Vous avez mangé le 1er janvier chez vos parents, le vin était bon mais le cœur n’y était pas, l’alcool vous transpirant encore par tous les pores de la peau.
Et deux jours après, c’est la rentrée, il va falloir dire « bonne année » à tout plein de gens dont vous aviez oublié l’existence le temps des vacances. Des bonnes nouvelles vous maintiennent vivantes en ces temps de crise, il y a les soldes (comme si on avait de l’argent pour ça), Barack Obama va devenir président et résoudre la crise, la guerre à Gaza et vous donner de l’argent de poche pour les soldes.
Vous n’aurez même plus froid, les clochards ne mourront plus dans les rues et les chefs d’entreprise ne se suicideront plus de désespoir.
Parce qu’il n’y aura plus de guerre en Palestine, il n’y aura plus de manifestation contre à Paris et vous pourrez avoir votre correspondance à la gare de Nord.
Gmail marchera offline grâce à Google Gears, votre blackberry ne ramera plus quand vous installez google Map et Obama pourra récupérer son blackberry.
Les familles n’encourageront plus leurs filles à devenir actrices porno, des gamins n’arriveront plus à l’hôpital avec une flèche dans la tête parce que des tribus auront trouvé bon de se taper dessus au Kenya et aucune jeune fille ne rêvera plus d’être anorexique.
Un Nikon D90 se trouverait à côté de votre lit un matin au réveil, aucune femme ne sera jamais plus violée ivre morte et un mec ne pourrait plus coûter 50 milliards au monde (à quoi peut-on bien le condamner, il doit rembourser 3 751 500,6 année de smic français, soient le fruit de la vie de travail de 90 000 smicards).
Le 20 janvier, il devient président des Etats-Unis, il va tout résoudre, il va trouver comment financer le service publique à la télévision, nos retraites, notre assurance maladie.
On va se sentir un peu idiot d’avoir autant d’espoir. Le 20 janvier, je serais quand même heureux mais surtout impatient, la liste est longue Monsieur Obama.
En attendant, méthode coué : « yes, he can, yes, he can, yes he can »
Après mon dernier post, on m’a demandé si c’était mon seul voeux pour 2009, je crois que non.
6 Responses to 'yes he can'
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Si tes voeux pouvaient se réaliser!!!!
yes, he can…..
Jean
5 Jan 09 at 8:31
Vu comme ça… ça me fait triste…
Fanette
5 Jan 09 at 9:20
@Fanette -
je suis désolé, mais je suis un idéaliste, moi, j’y crois.
tristan
5 Jan 09 at 12:26
oui la liste est longue pour M.Obama mais de plus dimanche dernier, le secrétaire Bill Richardson renonça à son poste de ministère du commerce donc. Monsieur le president Obama hérite deux guerres, une crise économique et une démission, pas loin de ce qu`Abraham Lincoln et Franklin D. Roosevelt ont eu à gérer mais malgrès cela ( YES I BElIEVE IN BARACK OBAMA THAT HE CAN CHANGE) & the beauty in all this he has to outstand this challenge put in front of him !!!!!
Tamar
5 Jan 09 at 20:15
je vois que tu as toujours une certaine façon qui se refuse de s’exprimer uniquement avec la langue de Molière et qui reprend ses vieilles habitudes
je dois t’avouer que je te trouve très naïf et idéaliste, il m’avais semblé que tu étais un peu plus dur de la carcasse, pas assez de tape sur les fesses dans ta jeunesse
alors pas trouvé de mécène pour le Canon D90 ?
es ce que je me tromperais en disant que tu te moque de tout ce que tu annonce et que tu agis pas pur ironie, moquerie et cynisme ?
Pierre
6 Jan 09 at 1:25
@Pierre -
Je dis avec dédain des choses que je crois sérieuses, je me moque de choses en lesquels je crois vraiment, je suis cynique face à mon idéalisme.
Non, le D90 attendra.
tristan
6 Jan 09 at 1:48