“Pour qui n’a rien à faire, c’est tous les jours fête.”*
Ce week-end, c’était la troisième fois que j’allais à New-York cette année. Chaque fois, j’y suis allé différemment, avec des gens différents, dans des circonstances différentes.
La première, j’étais le touriste qui part pour une semaine en auberge de jeunesse avec un copain. Je poussais des « oh » et des « wouah » en voyant les buildings. Je me suis promené dans Central Park (vous comprendrez pourquoi ici), je suis monté en haut de l’Empire State buildings, j’ai pris le bus jusqu’à Harlem, j’ai foulé le sable ce Cosney Island et aperçu l’endroit où les hommes mangent 72 hotdogs pour se sentir un peu plus virils, j’ai mangé un hamburger au Hard Rock Café, j’ai été au musée et, (moment où l’on reprend sa respiration dans cette phrase qui n’en finit plus) à la fin de la semaine, mes chaussures étaient tellement usées à force de marcher que je les ai jetées.
La deuxième, c’était très court. C’était en escale Air France, l’hôtel était proche de Times Square. J’ai accompagné les hôtesses à century 21 et Victoria’s Secret, ce qui reste une des plus grosses erreurs de ma vie (ce coup-ci, je me la suis joué individualiste, j’ai bu du jus de carrotes en marchant seul dans la grande ville). J’ai revu le Stock Exchange et je suis reparti.
Ce week-end, j’y suis allé en voisin, comme un provincial visite Paris quand il a un week-end de trois jours et qu’il a vu une promo sur voyages SNCF. Nous, Voyages SNCF étaient Wonder Travel, un tour operateur de China Town. Si vous m’autorisez une pointe d’humour raciste, ça sentait le nem dans le bus. Oui, parce que plus que NY, la vraie expérience est le voyage en bus, cette recherche constante de la bonne position pour dormir sans que sa tête ne finisse par tomber soit :
1. Dans le vide, ce qui n’est pas terrible, torticoli et tutti quanti.
2. Sur l’épaule du voisin, qui pour moi était italien, il en était donc hors de question. (une italienne, à la rigueur, il n’est en aucune façon ici question de racisme)
Donc après avoir dormi 2h30 parce que le départ était à 6h du matin, après avoir passé 11h dans le bus (dont une à la frontière), nous voici arrivés à NYC. Il est 17h, le bus repart pour l’hôtel dans le New Jersey à 20h. Nous prenons donc une chambre dans Manhattan. La douche est salle, le lit petit, la lumière blafarde, le prix, celui d’une semaine dans un formule 1, nous sommes six, quatre dormirons par terre. Je n’ai pas vingt et un ans, je serais donc presque sobre au moment d’aller me coucher. La nuit sera longue, le sommeil très court.
Mais avant cela, j’ai mangé dans un restaurant indien pour le moins surprenant, j’ai bu une bière chez un New-Zélandais de cinquante ans aux mœurs libres, j’ai parcouru Soho, Noho, Greenwich, bref, tout downtown à trois heures du matin, j’ai bu un Papaya King, ai mis un pied dans un fumoir où des hommes en smoking profitaient de gros cigares, vu Central Park non éclairé, mais tout s’est bien fini, par une vodka Redbull sur un fauteuil jaune dans un club tout blanc au murs de briques rouges.
Le lendemain, j’ai fini d’user mes chaussures et commencé à user la carte bleue. Heureusement que j’en ai deux, cela étale les dépenses sur deux relevés. Tout cela avec un taux de change pas si avantageux.
J’ai d’ailleurs été surpris en passant devant Wall Street, il n’y a pas de pancartes, c’est calme, pas de cris, pas de morts. Je dois l’avouer, j’étais déçu.
EDIT: Grâce à M., il y a un peu moins de fautes d’orthographe, n’hésitez pas à me faire remarquer les autres. C’est bon, M., tu peux faire un copier/coller et l’envoyer à tes parents pour leur raconter NY.
*: Théocrite
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2 Responses to '“Pour qui n’a rien à faire, c’est tous les jours fête.”*'
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change le century 21
Pierre
17 Oct 08 at 6:47
@Pierre -
après vérification, le magasin s’appelle bien comme ça, je t’ai mis son site internet en lien si tu veux.
tristan
17 Oct 08 at 14:11