Tristan au quotidien

réflexions, petits textes, et découverte du web

Archive for July, 2008

Ma grand-mère

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maison bretonne

Je continue avec un autre article programmé. Description d’un autre membre de ma famille.

Ma grand-mère est de ces femmes que l’on a déracinées alors qu’elle se prédestinait à vivre toute leur vie près de leur lieu de naissance.  Si elle vit maintenant depuis près de soixante ans en Bretagne, sa silhouette longiligne et sa peau brune trahissent ses origines alpines.

Je connais ma grand-mère mais je ne connais pas la personne qu’elle est, je n’ai sur elle que le regard de son petit-fils. Et je crois que pour la décrire, on pourrait parler du syndrome de la reine. Reine vivant au milieu des princes et dans le souci constant de s’occuper du roi, elle se sent, je le pense, au milieu de sa famille comme entourée de courtisans. Mais comme toute reine, elle a eu une vie dure, dans l’ombre d’un roi d’une part, de la mère du roi d’autre part. Et si les princes l’aident, ils ne sont pas non plus les derniers à la bousculer quand elle divague. La vie, comme toutes les courts, est fatigante, faite de protocoles insupportables qui n’ont plus raison d’être mais les rois et reines sont trop vieux pour changer.

Il faut l’imaginer et nous sommes ici en plein dans un cours d’histoire. Cette femme se destine à être paysanne dans le Sud, pire dans les alpes. La grande ville du coin s’appelle Digne et on s’est permis une fois d’y prendre une menthe à l’eau une chaude après-midi quand on avait vingt ans. La  vie n’est pas facile, mais au moins, elle est figée insensible au temps. On a acheté un tracteur, mais on cultive la terre comme les ancêtres.

Mais voilà qu’elle épouse un homme de quinze ans son ainée et part vivre en Bretagne, pire à Brest. Et qu’est-ce que Brest ? L’affection que j’ai pour cette ville s’approche de celle que l’on peut avoir pour un voisin idiot et laid mais à coté duquel on habite depuis longtemps. Ville détruite après la guerre, on l’a reconstruite entièrement en béton mais ce béton a aussi mal vieilli que les films « des douze salopards », vous savez, ces films sur les nuls dans l’armée que repasse TF1 chaque été.

Je ne sais si les racines de ma grand-mère ont réussi à reprendre dans ce sol bétonné ou si le choc a été trop dur pour cette femme à l’instruction minimale et dont j’oublie souvent qu’elle n’est pas « d’ici » et que mon père, ce breton qui voue un culte aux marins, est finalement à moitié provençal.

écrit par tristan

July 25th, 2008 at 8:00 am

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Mon grand-père vient d’une autre planête

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Encore un texte programmé pour occuper mon blog quand je ne suis pas là.

Je vais essayer de vous décrire mon grand-père. Je suis né, mon grand-père avait 78 ans. Oui, mon grand-père est vieux, et encore plus vieux que les autres grands-pères. Il est né avant la première guerre mondiale et aurait pu mourir avec Jack sur le Titanic. Il avait vingt ans quand la crise des années trente toucha la France et il a pu profiter des congés payés en 36, mais je doute qu’il ait voté pour le front populaire. Mobilisé pour la seconde guerre, il alla aussi occuper l’Allemagne, ce qui reste le plus grand voyage de sa vie, quand moi, son petit fils, je travers l’Atlantique 10 fois ce fois ce mois-ci. S’il avait seulement 47 ans quand la cinquième république commença, il était presque à la retraite pendant Mai 68 et avait dépassé 60 ans pour le premier choc pétrolier.

Plus jeune que Mitterrand, il a quinze ans de moins de Giscard et contrairement à lui, il n’est malheureusement pas immortel. Tous ces faits historiques sont là pour me rappeler que dans cette mémoire maintenant poreuse, on trouve l’histoire du vingtième siècle.

Mon grand-père est aussi né dans un autre monde. Dans ce monde là, une semaine était nécessaire pour aller en Chine et les noirs étaient des animaux qui savaient parler et que l’on exposait à Paris. Dans ce monde là, on portait des costumes, même les jours de repos, les femmes étaient soumises à leur mari et un chauffeur conduisait la voiture que l’on démarrait alors avec une manivelle.

Alors internet, on en est loin.

PS : pour les sous doués du calcul, il est né en 1911.

Crédit photo

écrit par tristan

July 22nd, 2008 at 2:02 am

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description familiale

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Camaret

Pendant que je travaille, car c’est bien ce que je fais en promenant mon uniforme bleu marine dans différents aéroports internationaux, mon blog s’ennuie. Alors j’ai programmé deux ou trois textes que j’ai écrit quand je n’avais pas internet chez mes grands-parents.

Ma chère cousine. Cela fait longtemps que je n’avais eu envie de décrire quelqu’un. En prépa, l’envie d’écrire m’est venu dans l’observation de mes congénères, dans la description de ce qu’aurait appelé les sociologues leurs habitus et que j’appellerais leur manie. Mais j’avais perdu cette habitude, non pas que je n’ai rencontré personne d’intéressant cette année, mais je pense que la grisaille lilloise m’avait enlevé mes accents lyriques (mes descriptions sinon précises se veulent au moins jolies) que la mer aujourd’hui me rend. Après tout, ne dit-on pas que c’est en regardant l’immensité de la mer que les grecs sont devenus philosophes.

Je reviens à ma chère cousine. Je ne sais pas si c’est parce que mes cousines ont été les premières filles à qui j’ai parlé étant jeune, j’étais un enfant particulièrement timide, mais je les ai toujours trouvées particulièrement jolies. Jolies dans l’enfance et l’adolescence, elles sont devenues belles, comme le chantait Reggiani. Après tout, nous partageons un peu d’ADN, si elles sont belles, je suis forcément beau, comprenez-vous.

Un peu plus âgée, j’ai vu, en tout cas c’est ce que je crois, dans la benjamine une sorte de modèle. Je m’en rends compte par son cynisme, que j’ai reproduit et que l’on me reproche aujourd’hui. Par contre, contrairement à moi, elle ne parle quasiment pas en groupe, cultivant une sorte de mystère auprès des adultes. Cette distance, soigneusement construite, est la marque de son indépendance de caractère et de fait. Si les études ne l’ont pas éloignée de chez elle, elle a néanmoins choisi de travailler pour payer son appartement.

Je ne saurais la décrire physiquement, je ne sais pas le faire, et mes liens de parenté avec elle m’encouragent à une certaine pudeur, qui ne pourrait être conservée dans la description physique. Néanmoins si elle a facilement des airs de blonde écervelée, qui je pense, ne sont pas sans déplaire à la gente masculine, ce n’est que pour cacher des goûts sophistiqués et un esprit moqueur.

Je vais essayer de brosser un portrait des autres membres de ma famille (éloignée). Comme ça, pas de jaloux.

PS: photo prise de mon album flickr de mes vacances en Bretagne

écrit par tristan

July 20th, 2008 at 8:00 am

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Chaîne culinaire

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Ça y est, j’ai été tagué. Que je vous explique, car c’est la première fois que ça m’arrive, personne n’est venu repeindre le mur devant chez moi à la bombe. On m’a juste cité pour continuer une chaîne. Une chaîne, c’est une série d’article sur le même sujet que les blogueurs écrivent. Et là, le sujet, c’est la cuisine et la blogueuse qui m’a tagué est orchidean. Il faut ensuite que je demande à quatre blogueurs de continuer la chaîne, je ne sais pas si j’oserai, mon blog semble petit par rapport aux leurs.

Il faut d’abord que je vous parle d’un ingrédient que je n’aime pas du tout. Pour moi c’est le kiwi. Il a été dit, alors que j’étais petit, que j’aimais tout sauf le kiwi, alors je n’en ai plus jamais mangé. Je ne sais même pas le goût que ça a, mais c’est vrai qu’en voir me donne la nausée. Comme quoi, j’ai quand même l’esprit supérieur au corps, je peux me rendre malade sans raison.

Il faut aussi que je vous raconte ma recette favorite. Comme tout étudiant mâle, je maîtrise très bien les pates et le riz, et je choisis très bien la bière qui va avec. Mais je dirais aussi que, comme c’est très bien expliqué sur la boite, je sais super bien faire les fajitas Old el Paso. J’ai aussi appris une très bonne recette de hamburger, mais si les hamburgers sont tout à fait délicieux, ils ont le désavantage de rendre diabétiques tous ceux qui les goûtent.

Quel est ma boisson de prédilection ? J’aurais bien dit le demi-pêche (entendre de la bière avec du sirop de pêche), mais comme j’ai déjà parlé de bière, on va croire que je ne connais que ça. Alors pour faire honneur à mes origines bretonnes, je vais dire le cidre. Ce qui est, je crois, ce que j’ai conservé de plus breton chez moi.

La question d’après est beaucoup plus dur pour moi, sachant que je ne sais rien faire en cuisine. On me demande le plat que j’aimerai réaliser et que je n’ai pas encore fait. Je vais être honnête (je le suis toujours) : si je suis toujours super fier que je fais à manger pour d’autres personnes que moi et qu’elles n’en sont pas malades, je ne rêve vraiment pas de faire la cuisine. Par contre, j’ai toujours rêvé de pouvoir commander dans certains grands restaurants. Ça marche aussi ?

On me demande ensuite mon meilleur souvenir culinaire. Vous l’aurez compris, je ne prête pas de grandes attentions à ce qui est dans mon assiette. Alors, me demander de m’en souvenir, c’est quand même beaucoup. Mais je ne suis pas insensible aux ambiances qui l’accompagnent. Je me souviens de tapas mangés avec des copains à Barcelone, d’une crêperie bretonne sur le port de Saint Gilles à La Réunion en famille, d’un brunch servi par une très jolies serveuses à Brooklyn, de gigantesques samoussas indiens avalés dans un froid glaciale sur la Tamise avec mon petit frère ou d’un moule-frite avec mon père plus récemment dans un restaurant du vieux Lille.

Je tague mon pote Jo, seul blogueur que je connais IRL*.

* : pour de vrai comme disent les gamins.

Credit photo

 
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écrit par tristan

July 17th, 2008 at 5:10 pm

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Un touriste au père Lachaise

un commentaire

père lachaise

Quand je suis à Paris, mon activité favorite est de boire des cafés avec des copains. Mais comme ils travaillent la journée, je fais le touriste et ce matin, j’avais décidé d’aller (à nouveau, on m’y avait traîné plus jeune) au père Lachaise, voilà ce que j’ai vu:

D’immondes obèses se promènent parmi les sépultures illustres. La mairie de Paris n’a pas encore installé d’escalator, elles souffrent alors à chaque pavé et à chaque marche. Mais si elles mouraient d’épuisement ici, je ne sais pas ce qu’on en ferait et je crains qu’on doive les renvoyer dans leurs pays, les caveaux n’ont pas été ici dimensionnés pour leur corpulence et la crémation polluerait bien trop. Vous savez comme moi comment pue l’huile de friture.

Des amoureux de tout âge et parlant à peu près toutes les langues de la création (cette métaphore religieuse a du m’être inspiré par le regain de religiosité que l’on ressent parmi les morts) cherchent désespérément quelques tombes au nom célèbre et je cherche désespérément quelque chose d’idiot à dire à leur sujet. Je me suis toujours senti plus inspiré par les obèses, je m’en excuse ici.

Une réflexion me vient quand même à la vue des touristes religieusement recueillis sur les tombes d’une star du Rock. Viendra-t-on pleurer sur la tombe de Jennifer comme on pleure sur la tombe de Jim Morisson ? J’en doute. Mais moi de toute façon, j’ai jamais été très bon pour pleurer.

Cordialement

écrit par tristan

July 17th, 2008 at 12:14 pm

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Moi, je n’aime pas Ingrid Bétancourt

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Les féministes en veulent à barbie pour l’image qu’elle renvoie de la femme. Moi j’en veux aux gens biens. Sérieusement, je crois qu’ils sont néfastes à la santé mentale du peuple français, et oui, rien que ça ma petite dame.

Par exemple, j’en veux à Ingrid Bétancourt de renvoyer de nous une image de lâches fragiles, j’en veux à Mère Térésa de renvoyer de moi une image d’égoïste, j’en veux à Brad Pitt de renvoyer de moi une image de laideron (mais je remercie Tom Cruise de renvoyer de moi une image de géant), j’en veux aux fondateurs de Google de renvoyer de moi une image d’incapable, j’en veux à Coluche de renvoyer de moi de salaud même pas drôle.

Finalement, demain, je vais regarder TF1. Je me trouverai super beau et super intelligent.

PS : ceci n’est que cynisme, bien sûr que j’admire ces quelques personnes (sauf Brad Pitt…)

PS2: désolé pour ces rélfexions plus qu’idiotes, il est 3h du matin et j’arrive pas à dormir.

Cordialement

écrit par tristan

July 16th, 2008 at 4:00 am

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