Archive for April, 2008
le sac des hommes
S’il y a bien un objet pour lequel je jalouse les femmes, c’est pour leurs sacs à main. L’hiver, ça va, le long manteau possède suffisamment de poches pour contenir portefeuille, portable, clés et parfois même mon moleskine. Mais l’été, comment faire ? Surtout qu’il s’ajoute à la liste des objets que l’on amène partout une paire de lunettes de soleil et sa petite boîte, un bouquin si jamais on croise un banc sur les berges d’un canal ensoleillé et parfois une bouteille d’eau si jamais le canal ensoleillé l’est un peu trop.
A l’époque où il m’arrivait encore de porter des baggys, il y a maintenant sept ou huit ans, âge ingrat du collège, ça allait. Le pantalon regorgeait de poches où je pouvais ranger mes affaires et mes chewing gums Malabar (habitude que j’ai heureusement perdu depuis, j’en suis venu à détester les chewing gums). Mais maintenant que je préfère les pantalons ajustés (je ne porte pas de slim dans lequel il doit d’ailleurs être très difficile de mettre un portable dans la poche, mais passons), je déteste avoir des choses dans les poches.
Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’adore les sacs à main. J’ai l’impression qu’il n’y a pas meilleure objet pour connaître une femme. Déjà, toute femme en possède plusieurs, voire beaucoup de sacs. Elle ne porte donc pas le même en fonction de ce dont elle a besoin ou de son humeur. On comprend très vite que la pochette en soirée (métaphore du sexe selon Jacqueline Rémy dans les nouvelles mythologies) n’a pas le même usage que le sac cabas fourre-tout de la journée dans lequel certaines working-girls arrivent même à mettre son Mac Book. Moi, personnellement je préfère les sacs plus structurés, plus en vogue si on en croit les pages mode de cosmo (pages que je lis, malgré mon hétérosexualité et tant pis si certains trouvent ça étrange, même si je préfère à peu près tout les articles de Sophie Hénaff dans le précieux). Et voir comment une femme choisit son sac en fonction de selon dont elle a besoin, mais en plus l’assortir à ce quelle porte et à ses chaussures, aucun homme ne peut faire ça. Ou alors, c’est la seule chose qu’il fera de la journée, il n’en ressortirait jamais sans blessures.
Moi, je suis toujours amusé de voir une femme chercher un petit truc au fond de son sac. Délicatement pour certaines, avec énervement pour d’autres, mais toutes finissent un jour par vous lancer un « tiens moi ça » en vous tendant leur manteau pour finalement exposer impudiquement le contenu de leur sac sur la table devant elle. Parce que voyez-vous, ce qui est bien, c’est justement le mystère qui entoure le contenu de ce précieux sac. J’ai bien trop peur de ce que je pourrais découvrir si jamais je venais à en ouvrir un.
Je pourrais encore continuer longtemps en vous décrivant que j’aime observer les différentes façons qu’ont les femmes pour porter leur sac, sur leurs avant-bras alors tendus vers l’avant, sur l’épaule, à hauteur du coude avec le bras replié sur la poitrine ou alors simplement à bout de bras ,ce que j’aime le moins mais il faut que j’en vienne au vrai sujet. Enfin sachez pour finir sur cette longue introduction, que moi, je reste éloigné de toutes celles qui portent un grand sac cabas en tissu avec des couleurs vives rappelant Bob Marley, question de goûts.
Mon sujet restait quand même ce que pouvaient faire les hommes. Nous, la gente masculine, nous n’avions, jusqu’à récemment, droit de porter un sac uniquement si celui-ci avait un quelconque but précis. L’homme d’affaire avait une serviette, le professeur son cartable, le plombier sa boite aux outils et pour à peu près tout le monde une sacoche d’ordinateur. Mais rien ne nous était permis si nous voulions transporter nos petites affaires, sans aucun but professionnel, mis à part à la banane affreuse du campeur avec chaussettes dans les sandales ou la sacoche sur le jogging coloré et casquette TN. Donc rien pour moi.
Oui mais voilà, le monde change. J’ai croisé pendant l’hiver un ami sur Paris qui portait le modèle shopper de Dior. Ma réflexion, un peu basique fût celle-ci. Cet ami est homosexuel et comme tout ce que font les gays, les hétéro le feront six mois à un an plus tard, je n’ai qu’à attendre. Même si le sac pour hommes existent depuis longtemps (j’en ai trouvé des traces sur internet à la rentrée 2007, mon article est donc un peu obsolète mais je continue), il est, vous devez en convenir, peu courant. Le type polochon est peut être devenu courant à Paris (j’ai pu le remarquer après quelques balades dans le marais récemment), j’ai le malheur de vivre en province.
J’ai fini par opter pour une petite besace mexx samedi dernier. Tout à coup, ma vie est devenue plus simple. Mais je jalouse toujours autant les femmes et leur choix de sacs. Enfin, ça viendra.
PS : le prochain article sera viril, j’achèterais l’Equipe pour la première fois de ma vie et j’en ferais un résumé.
benabar - le sac à main [3:23m]: Play Now | Play in Popup | Download
Camille - le sac des filles: Play Now | Play in Popup | DownloadAu secours pardon de Beigbeder suivi d’une petite critique de jeux de dupes de Clooney
Le dernier Beigbeder. Comme ma génération toute entière, j’aime cet auteur. Il donne l’impression d’être un romantique blessé à mort qui aurait pris le cynisme pour dernier bouclier. Et même si je sais qu’Octave Parengo n’est pas Frédéric Beigbeder, ils se confondent souvent. Octave aurait par exemple aidé le parti communiste en 2002. Tiens tiens. Mais Beigbeder n’a jamais tué une grand-mère en Californie. Ce qui restera ma scène préférée du premier livre.
Bon, c’est d’abord avec angoisse que j’ai commencé « Au secours pardon ». J’avais aimé 99F que j’avais lu en une nuit sur l’écran de mon ordinateur. Autant vous dire que quand je suis arrivé à la fin du livre, mes yeux ressemblaient à ceux d’un poisson plus vraiment frais sur l’étale d’un poissonnier. Alors là, j’ai fait l’effort de l’acheter en librairie.
Mes angoisses n’avaient pas lieu d’être. Octave est bien de retour et il est maintenant dans le pays de l’ubris (culture générale 1ère année de prépa), la Russie.
La Russie nous fournit actuellement en pétrole, gaz et en mannequins. Ces trois éléments sont au cœur du livre. Le nouveau métier d’Octave est de trouver de très belles jeunes femmes (et jeunes n’est pas écrit au hasard) pour qu’elles deviennent mannequin pour des grandes marques de cosmétique. Et ces jeunes femmes gravitent souvent autour des oligarques dont la fortune vient de la vente du gaz et du pétrole.
Après d’aussi intéressantes qu’amusantes réflexions sur le métier de model (écrit en anglais s’il vous plait), on est chez Beigbeder, on a le droit à une description de la Russie actuelle, de la Russie folle post URSS. Mais bientôt, on est chez Beigbeder, on sombre dans le glauque, le trash et l’obscène.
La lecture est jouissive, les réflexions et les tournures de phrases impressionnent souvent. Beigbeder est également très cultivé et ses livres sont toujours remplis de références littéraires qui étonnent. Il est, comme l’est Octave, fasciné par la littérature et, je pense, vit sa vie comme un roman et quand je vous dit ça, je ne sais plus très bien si je parle de l’auteur ou de l’écrivain. Mais ce livre, je ne le conseillerai pas à tout le monde. Beigbeder n’est pas Marc Lévy et ses propos peuvent choquer. Bien sûr, on n’est pas dans « la philosophie dans le Boudoir » mais le sujet est quand même prétexte à quelques descriptions qui mériteraient un avertissement aux les jeunes lecteurs. Mais après tout, je lisais dans la préface des Dublinois de James Joyce (livre que je viens à peine de commencer) que les grands auteurs (exemple Baudelaire, Flaubert, James Joyce lui-même, Walt Whitman) ont été souvent attaqués pour pornographie à leur sortie. Et les mannequins sont très jeunes, la pédophilie entoure donc complètement ce milieu. Quand la recherche de jeune devient infâme.
Je ne sais pas ce qui dans ce livre est probable (pourrait se passer en Russie) et ce qui est du domaine du fantasme. J’aimerais réellement le savoir et si j’avais l’occasion de croiser Beigbeder, je lui poserais la question. A-t-il fait des recherches sur la vie des oligarques ? Est-ce que les talent scouts (le métier d’Octave) ont vraiment ces pratiques.
Si vous aimez Beigbeder, allez-y sans crainte. Si toute dérange, passez votre chemin.
A part ça, j’ai été voir Jeux de dupes, leatherheads en version originale. Bonne comédie avec un George Clooney au meilleur de sa forme. Plus accessible que Good Night and Good luck, ce film raconte les débuts du football professionnel aux Etats-Unis. On prend plaisir à voir Clooney en costume des années 30, époque dont j’ai toujours eu l’impression qu’il avait su garder l’élégance. La comédie est marrante et les acteurs sont bons. Bande annonce :
J’ai du mal à l’admettre, mais George Clooney est bon, devant et derrière la caméra. C’est pénible pour le reste de l’humanité masculine que ce genre de personnage existe.
critique cinéma: Cash
Hier soir je suis allé voir Cash. Film français sur un arnaqueur qui cherche à venger son frère, lui aussi arnaqueur, tué lors d’une arnaque qui a échouée. Résumé allociné pour ce qui ne saurait pas de quoi je parle. On a souvent pu dire que Jean Dujardin avait pour idole Jean-Paul Belmondo et voulait lui ressembler. Et bien, ce film le prouve. Dujardin nous fait du Belmondo à sa façon. Et honnêtement, ça marche plutôt bien.
Cash a été présenté par la presse comme le « Ocean’s eleven » français. Peut être. Il est vrai que les sujets se ressemblent. Mais l’humour n’est pas le même, et c’est sans doute le coté Jean Dujardin qui fait cette différence.
Je dois avouer qu’à la fin, on n’est très surpris. On s’attendait à peu près à tout sauf à ça et si vous voulez vraiment savoir la fin, ne comptez pas sur moi et allez le voir. Mais le scénario est quand même bien trop complexe. Vous passerez bien une demi-heure après avoir vu ce film à vous repasser les différentes scènes dans la tête à essayer de voir si ça peut être cohérent. C’est ce que j’ai fait et certaines scènes me laissent encore perplexe. On n’a pas le : « ah mais c’est pour ça que… » mais plutôt un « ah, mais attends, pourquoi y’avait ça alors ? ».
Hop, un petit extrait qui ne dévoile rien du film mais parfois un extrait est plus parlant sur le style d’un film qu’un bande annonce souvent menteuse (j’en profite pour tester le lecteur exportable de allociné)
Il reste quand même un film français bien fait et qui sort du film français banal sur le malaise des trentenaires qui commence un peu à m’énerver. Ça fait donc du bien. Après, la réalisation est bonne mais sans plus. Ne vous attendez pas à des scènes qui pourraient devenir culte.
Quant aux seconds rôles, on retrouve Jean Reno, Valeria Golino, Alice Taglioni et François Berléand. J’étais un peu déçu par Jean Reno, acteur que j’aime particulièrement, mais c’est sans soute parce que j’avais trop d’attente.
Un bon divertissement donc, pas vraiment pour les cinéphiles, ni simplement ceux qui recherchent absolument l’originalité mais qui ira bien pour tous les autres. Et si vous aimez Jean Dujardin, vous êtes servi.
Un couple en réel symbiose, seesmic et une nouvelle
Quand j’ai lancé cette vidéo quand on m’a envoyé cette vidéo, je me suis d’abord dit qu’elle était de bien mauvaise qualité. Après tout, peut être qu’en 1999, les caméras étaient de bien mauvaises qualité. Mais ensuite, je l’ai trouvé tellement bluffante que je me suis dit que, peut importe la qualité, j’allais la bloguer.
Autre info du jour:
Je me suis inscrit à Seesmic. Le principe est simple, on peut poster des vidéos très simplement et ainsi commencer des conversations. Comme sur Twitter (pour ce qui connaissent pas, wikipédia), on peut suivre ce que disent certaines personnes, et sinon, les vidéos sont présentés dans l’ordre chronologique, pour qu’on puisse suivre les conversations et y participer. Je trouve génial les échanges d’idée qui peuvent se faire comme cela (Seesmic n’est pas envahi par les jeunes mais plus par des adultes, et on y trouve réellement des conversations intéressantes).
Vous pouvez aussi utiliser Seesmic pour laisser des commentaires sur mon blog (grâce à un petit bouton sous les commentaires), après vous être préalablement inscrit sur seesmic et je vous ai fait une petite vidéo pour vous montrer que ça marche bien. Et vous verrez que je dois absolument aller chez le coiffeur et me raser plus souvent.
Dernière info du jour:
j’ai mis en ligne la dernière nouvelle que j’ai écrite, n’hésitez-pas à y jeter un coup d’oeil. C’est ici.
Cordialement
En Inde, les armes aident la stérilisation des hommes, en Chine, Jeanne d’Arc est une prostituée
Vous l’aurez compris, ce titre est provocateur. Je publie deux articles aujourd’hui (arpès deux jours d’absence), et dans la même heure en plus, il faut que je redouble d’effort pour accaparer votre attention.
J’explique d’abord la première partie du titre. Tout d’abord, non, on force pas les hommes à se faire stériliser en utilisant les armes. Non, c’est beaucoup plus drôle. Non, pour les encourager à se faire stériliser, on offre aux hommes qui acceptent une vaséctomie un permis de port d’armes. La raison est simple et je voudrais citer Renaud pour vous l’expliquer.
Dans Miss Magie, Renaud nous dit que “la force de l’homme tient dans son flingue ou dans sa queue”. Et bien en Inde, on l’a bien compris, et quand l’homme pense qu’il perd en virilité à cause de sa vaséctomie (qui ne change en fait rien à la sexualité), et bien, on lui permet de porter un flingue pour qu’il se sente plus puissant. Le pire, c’est que ça marche. Les hommes sont plus nombreux à se faire stérilisés pour avoir le précieux permis de port d’arme. Affligeant, non ?
Pour en savoir plus, le courrier international.
Deuxième info.
Non, Jeanne d’Arc n’est pas encore vivante (comme certains le pensent pour Elvis) et serait devenue prostituée en Chine. Non, l’explication est dans cette photo.

Cette photo que j’ai prise sur le site de 20 minutes france montre une manifestation appelant au Boycott de la France. Tout d’abord, le FREE CORSICA semble bien trouvée. Vous occupez pas de notre Tibet, vous aimeriez pas qu’on s’occupe de votre Corse. Même si, on est d’accord, l’armée française n’a rien fait de mal en Corse, c’est quand même bien trouvé, et cela pose le réel problème de l’ingérence ou pas dans les affaires d’un autre pays.
Non, moi ce qui m’ause, ce sont leurs attaques sur le drapeau. Il ont, je pense, essayé de s’attaquer aux symboles français, mais avouez que c’est un peu kitsch. Napoléon=pervers, oh, le méchant. Avouez, ce n’est pas très convaincant et surtout totalement hors de propos.
Et puis, cette photo montre bien le problème de la Chine. On n’a pas eu d’image du Tibet, mais pour ce genre de manifestations, pas de problème. Manipulation ? Non, où je vais chercher cette idée.
chronique culturelle (quoique): 27 robes
Comme ceux qui me connaissent un peu le savent, j’ai un petit coté “midinette”. Je ne sais pas si ce mot est encore très utilisé aujourd’hui mais pour traduire, je vais juste dire qu’il m’arrive d’aller voir des films un gnangnan et d’aimer ça.
Alors quand je suis passé devant le cinéma et que j’ai vu l’affiche de 27 robes, je me suis dit pourquoi pas. Je tiens d’abord à dire que je suis abonné au cinéma et que donc, je ne paye pas à la séance, mais juste un forfait mensuel pour pouvoir y aller autant de fois que je veux. Je peux me permettre donc d’aller voir quelques niaiseries. Je peux me le permettre au niveau financier en tout cas, après est-ce que mes neurones tiendront le choc indéfiniment, c’est une autre histoire.
Tout d’abord, le film était en VF, ce qui a le don de particulièrement m’énerver. Et il faut le savoir, à l’UGC, les bon films sont en VO, les autres en VF. Quand vous rentrez dans une salle et que le film est en VF, attendez-vous à être un peu déçu. Mais le choix de la langue doit se faire en fonction du public attendu. De là à critiquer ceux qui ne parlent pas l’anglais, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Revenons à 27 robes. Je dois avouer que j’avais un peu ri avec “En cloque mode d’emploi” avec la même Katherine Heigl. Mais si vous savez, celle de Grey’s anatomy. Mais dans ce film, tout est naze (je suis désolé, j’aurais du trouver une mot plus joli, mais j’ai pas le temps). Non, vraiment le scénario est prévisible comme dans aucune comédie sentimentale que j’avais pu voir. Non vraiment, j’ai été affliché par plusieurs scènes qui m’avaient l’air de sortir tout droit de la tête d’un scénariste qui aurait avalé beaucoup trop de Xnax.
Comme j’ai bon coeur, je vous mets la bande-annonce en VO sous titrée.
Peut être que je ne suis pas assez midinette pour ce film, la ménagère obèse d’un peu plus de cinquante ans assise à coté de moi dans le cinéma (je suis arrivé en retard, j’ai pas choisi ma place sinon vous pensez bien) a eu l’air de beaucoup plus apprécié le film que moi. Mais je ne tirerai pas de conclusions de cela, je ne voudrais pas passer pour un être cynique. C’est vrai que le mariage ne fait pas partie de mes rêves, loin de là, mais je ne peux pas croire que ce soit la seule raison pour laquelle cette comédie m’a laissé froid.
PS: Hier soir, j’avais vu “Charlie, les filles lui disent merci” et je l’ai trouvé bien mieux, mais c’est peut être l’effet Jessica Alba. En tout cas, les quinzes prochains films que je voie seront sérieux, promis
PS2: Je suis arrivé en retard au ciné, donc je suis rentré dans le noir, et je suis reparti tout de suite, dans le noir, comme ça personne ne sait que j’y étais. Je dois avouer qu’en sortant, j’assumais pas trop d’être venu voir ça.

